‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 317 sur 583 · Il tait qu'ils ptnisssxT. C'est · texte numérisé non relu

Il tait qu'ils ptnisssxT. C'est

comme un cri de vengeance, qui, à la fin de cette complète énuméralio'i des persécutions du Christ par les Juifs, échappe à l'auteur indigné. Ce n'est plus Bossuet qn'on entend, c'est un chrélien de ces temps, c'est un apôtre impatient de voir éclater sur les coupables la justice de Dieu,

3. Leurs sii isons et leur ville va être DhSEKTK. Syntaxe déjà plusieursfois remarquée chez notre auteur. V. p. 89, n. 4, p. 175, n. 1 ; et p. 315 : « La fureur et la jalousie transporte les Juifs. »

«choses arrivent', » c'est-à-dire que les hommes qui vivaient alors en devaient être les témoins.

Mais écoutons la suite des prédictions de notre Sauveur. Comme il faisait son entrée dans Jérusalem quel* ques jours avant sa mort, touché des maux que cette mort devait attirer à cette malheureuse ville, il la regarde en pleurant : a Ah ! dit-il % ville infortunée, si « tu connaissais, du moins en ce jour qui t'est encore « donné » pour te repentir, « ce qui te pourrait apporte ter la paix ! Mais maintenant tout ceci est caché à tes « yeux. Viendra le temps que tes ennemis t'environne- « ront de tranchées, et t'enfermeront, et te serreront » « de toutes parts, et te détruiront entièrement toi et tes « enfants, et ne laisseront en toi pierre sur pierre, parce « que tu n'as pas connu le temps auquel Dieu t'a vi- « sitée. »

C'était marquer assez clairement et la manière du siège et les derniers effets de la vengeance. Mais il ne fallait pas que Jésus allât au supplice sans dénoncer '• à Jérusalem combien elle serait un jour punie de l'indigne traitement qu'elle lui faisait. Comme il allait au Calvaire portant sa croix sur ses épaules, « il était suivi « d'une grande multitude de peuple, et de femmes qui se « frappaient la poitrine, et qui déploraient sa mort *. » Il s'arrêta, se tourna vers elles, et leur dit ces mots ® : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais « pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ; car le « temps s'approche auquel on dira : Heureuses les sté- « riles'' 1 heureuses les entrailles qui n'ont point porté « d'enfants, et les mamelles qui n'en ont point nourri 1 a Ils commenceront alors à dire aux montagnes : Tom- (c bcz sur nous ; et aux collines : Couvrez-nous. Car si

1. Matth., xxiii , 36 ; xiiv , 34; Marc, xiii, 30 ; lue, xxi, 32. B.

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