‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 326 sur 583 · Lact., Div. instit., lib. IV, cap. 21. B · texte numérisé non relu

Lact., Div. instit., lib. IV, cap. 21. B

prompt accomplissement. Saint Pierre en avait fait beaucoup d'autres, soit par une inspiration particulière, soit en expliquant les paroles de son maître; et Phlégon, au teur païen, dont Origène produit le témoignage \ a écrit que tout ce que cet apôtre avait prédit s'était accompli de point en point.

Ainsi rien n'arrive aux Juifs qui ne leur ait été prophétisé. La cause de leur malheur nous est clairement marquée dans le mépris qu'ils ont fait de Jésus-Christ et de ses disciples. Le temps des grâces était passé, et leur perte était inévitable.

C'était donc en vain, Monseigneur, que Tite voulait sauver Jérusalem et le temple. La sentence était partie d'en haut : il ne devait plus y rester pierre sur pierre. Que si un empereur romain tenta vainement d'empêcher la ruine du temple, un autre empereur romain tenta encore plus vainement de le rétablir. Julien l'Apostat, après avoir déclaré la guerre à Jésus-Christ, se crut assez puissant pour anéantir ses prédictions. Dans le dessein qu'il avail de susciter de tous côtés des ennemis aux chrétiens, il s'abaissa jusqu'à rechercher les Juifs, qui étaient le rebut du monde. Il les excita à rebâtir leur temple; il leur donna des sommes immenses, et les assista de toutes les forces de l'empire ^ Écoutez* quel en fut l'événement, et voyez comme Dieu confond les princes superbes. Les saints Pères et les historiens ecclésiastiques le rapportent d'un commun accord, et le justifient par des monuments qui restaient encore de leur temps. Mais il fallait que la chose fût attestée par les païens mêmes. Ammian Marcellin, Gentil de religion, et zélé défenseur de Julien, l'a racontée en ces termes * : « Pendant qu'Alypius, aidé du gouverneur de la province, « avançait l'ouvrage autant qu'il pouvait, de terribles

1. Phleg., lib. Xni et XIV, Chron., apudOrig., Contra Cels., lib. U, n. li, tom. I, p. 401 . B.

2. Amm. Marcell. lib. XXUI, cap. 1. B. 3.tcoDiEz. Ce soudain appel, adressé,

comme du haut de la chaire, au royal disciple et à tous les lecteurs, ajoute singulièrement à l'intérêt du récit et à l'effet de la Icçoa.

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