‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 327 sur 583 · Amm. Uarcell., ibid. B · texte numérisé non relu

Amm. Uarcell., ibid. B

« globes de feu sortirent des fondements qu'ils avaient « auparavant ébranles par des secousses violentes ; les «ouvriers, qui recommencèrent souvent l'ouvrage, « furent brûlés à diverses reprises; le lieu devint inacccs- « sible, et l'entreprise cessa. »

Les auteurs ecclésiastiques, plus exacts à représenter un événement si mémorable, joignent le feu du ciel au feu de la terre. Mais enfm la parole de Jésus-Christ demeura ferme. Saint Jean Chrysostome s'écrie : Il a bâti son Église sur la pierre, rien ne l'a pu renverser; il a renversé le temple, rien ne l'a pu relever : « nul ne peut « abattre ce que Dieu élève ; nul ne peut relever ce que « Dieu abat^ »

Ne parlons plus de Jérusalem ni du temple. Jetons les yeux sur le peuple même, autrefois le temple vivant de Dieu, et maintenant l'objet de sa haine. Les Juifs sont plus abattus que leur temple et que leur ville. L'Esprit de vérité n'est plus parmi eux : la prophétie y est éteinte*; les promesses sur lesquelles ils appuyaient leur espérance se sont évanouies; tout est renversé dans ce peuple, et Un' y reste plus pierre sur pierre '.

Et voyez jusqnes à quel point ils sont livrés à l'erreur. Jésus-Christ leur avait dit : « Je suis venu à vous au nom « de mon Père, et vous ne m'avez pas reçu ; un autre « viendra en son nom, et vous le recevrez *. » Depuis ce temps, l'esprit de séduction règne tellement parmi eux, qu'ils sont prêts encore à chaque moment à s'y laisser emporter. Ce n'était pas assez que les faux prophètes eussent livré Jérusalem entre les mains de Tite ; les Juifs n'étaient pas encore bannis de la Judée, et l'amour qu'ils avaient pour Jérusalem en avait obligé plusieurs

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