‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 333 sur 583 · E.> PUT DISPOSER... C'esl-àdire · texte numérisé non relu

E.> PUT DISPOSER... C'esl-àdire

leur prince avec toute la juridiction. On sait assez que les Romains en usaient ainsi, et ne touchaient point au gouvernement du dedans dans les pays à qui ils laissaient leurs rois naturels.

Enfin, les Juifs sont d'accord qu'ils perdirent celte puissance de vie et de mort, seulement quarante ans avant la désolation du second temple; et on ne peut douter que ce ne soit le premier Hérode qui ait commencé à faire cette plaie à leur liberté K Car depuis que, pour se venger du sanhédrin, où il avait été obligé de comparaître lui-même avant qu'il fût roi ^, et ensuite, pour s'attirer toute l'autorité à lui seul, il eut attaqué cette assemblée, qui était comme le sénat fondé par Moïse, et le conseil perpétuel de la nation où la suprême juridiction était exercée, peu à peu ce grand corps perdit son pouvoir, et il lui en restait bien peu quand Jésus- Christ vint au monde. Les affaires empirèrent sous les enfants d'Hérode, lorsque le royaume d'Archélaùs, dont Jérusalem était la capitale, réduit en province romaine, fut gouverné par des présidents que les empereurs envoyaient. Dans ce malheureux état, les Juifs gardèrent si peu la puissance de vie et de mort, que pour faire mourir Jésus-Christ, qu'à quelque prix que ce fût ils voulaient perdre, il leur fallut avoir recours à Pilate ; ci ce faible gouverneur leur ayant dit qu'ils le fissent mourir eux-mêmes, ils répondirent tout d'une voix : « Nous n'a- « vons pas le pouvoir de faire mourir personne'. » Aussi fut-ce par les mains d'Hérode qu'ils firent mourir saint Jacques, frère de saint Jean, et qu'ils mirent saint Pierre en prison \ Quand ils eurent résolu la mort de saint Paul, ils le livrèrent entre les mains des Ro-

disposcr d'eux dans le besoin ; restât maître de leurs destinées. — Eieniples de cet emploi de la particule en, pages 68, 14", etc.

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