‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 339 sur 583 · oseph., De bello jud., lib. lU, cap. 14, al. 8. B · texte numérisé non relu

oseph., De bello jud., lib. lU, cap. 14, al. 8. B

2. Qui remplit. Qui satisfit, contentât pleinement. — « Quand nous voyous un excellent peintre qui travaille à faire un tableau, tant qu'il tient son pinceau

en main il n'a pas rempli toute son

idée. » Panég. de S. Jean. — M"" de Sévigné écrivait de même: « Je vous aimerai fct vous adorerai toute ma vie. 11 n'y a quecemot qui puisse j'emp/îr/ïdee que j'ai de votre extraoniinairem''rite. »

3. Joseph., De betlo jud., lib. VU, cap. 12, al. lib. VI, cap. 5. B.

4. AvEPGLE, QUI... — L'àdjecM aveugle, ainsi placé, prcjd uue force extraordinaire : c'est uue sentence, un arrêt port j su( i'aulear de cette étrange interprétation des prophéties.

5. C.-à-d., appliquait faussement aux étrangersla promesse faite aux Juifs par Jacob. .. — Transportait aux étrangers l'espérance de Jacob, est une de ces Cgures hardies et naturelles, par lesquelles la prose s'éève sans elTort au langage de la plus belle poésie.

6. Rien de plus éloquent que ce seul rapprochement de noms : car ces noms se repoussent : de tels noms s'étonnent, pour ainsi dire, d'être rapprochés.

7. La conjonctuhb des temps. — La rencontre des temps. La Fontaine revient, comme Dossuct, au sens premier de ce mot, lorsqu'il dit, en parlant du bonheur :

Il dépend d'une conjoncture De lieux, de personnes, de temps.

Fahies, VIII, 16.

SUR L'HISTOmi-: UNIVERSELLE.

raconte *; pins raisonnables que lui, en ce que du moins ils ne sortaient pas de la nation pour chercher Taccomplissement des promesses faites à leurs pères.

Comment n'ouvraient-ils pas les yeux au grand fruit que faisait dès lors parmi les Gentils la prédication de l'Évangile, et à ce nouvel empire que Jésus-Christ établissait par toute la terre? Qu'y avait-il de plus beau qu'un empire où la piété régnait, où le vrai Dieu triomphait de l'idolâtrie, où la vie éternelle était annoncée aux nations infidèles ? et l'empire même des Césars n'était-il pas une vaine pompera comparaison de celui-ci'? Mais cet empire n'était pas assez éclatant aux yeux du monde*.

Qu'il faut être désabusé des grandeurs humaines pour connaître Jésus Christ! Les Juifs connurent les temps; les Juifs voyaient les peuples appelés au Dieu d'Abraham, selon l'oracle de Jacob, par Jésus- Christ et par ses disciples : et toutefois ils le méconnurent ce Jésus qui leur était déclaré par tant de marques. Et encore que durant sa vie et après sa mort il confirmât sa mission par tant de miracles, ces aveugles le rejetèrent, parce qu'il n'avait en lui que la solide grandeur destituée de tout l'appareil qui frappe les sens, et qu'il venait plutôt pour condamner que pour couronner leur ambition aveugle ^

Et toutefois, forcés parles conjonctures et les circonstances du temps, malgré leur aveuglement ils semblaient

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