Pers.,etTct. Schol.j Sat.Y^v.iSC
Néron, la naissance du roi Hérode était célébrée par ses sectateurs avec la môme solennité que le sabbat. Josèphe tomba dans une semblable erreur. Cet homme, « instruit, «comme il dit lui-même *,dans les prophéties judaïques, « comme étant prêtre et sorti de leur race sacerdotale, » reconnut à la vérité que la venue de ce roi promis par Jacob convenait aux temps d'Hérode, où il nous montre lui même avec tant de soin un commencement manifeste de la ruine des Juifs : mais comme il ne vit rien dans sa nation qui remplît ^ ces ambitieuses idées qu'elle avait conçues de son Christ, il poussa un peu plus avant le temps de la prophétie ; et l'appliquant à Vespasien, il assura que « cet oracle de l'Écriture signifiait ce prince « déclaré empereur dans la Judée ^ »
C'est ainsi qu'il détournait l'Écriture sainte pour autoriser sa flatterie : aveugle, qui * transportait aux étrangers l'espérance de Jacob et de Juda ^; qui cherchait en Vespasien le fils d'Abraham et de David ^, et attribuait à un prince idolâtre le titre de celui dont les lumières devaient retirer les Gentils de l'idolâtrie.
La conjoncture des temps'' le favorisait. Mais, pendant qu'il attribuait à Vespasien ce que Jacob avait dit du Christ, les zélés qui défendaient Jérusalem se l'attribuaient à eux-mêmes. C'est sur ce seul fondement qu'ils se promettaient l'empire du monde, comme Josèphe le