Rapprnchi z de celte ch.flienne
comparaison des deux Empires, les pa« rôles tant de fois citées de Pascal sur Jésus-Christ : « .. Jésus Christ n'a poinl régné.. .Ohîqu'il est venu en grande, pompe, et en une prodigieuse maonificcnce, aux >eu\ du cœur, et qui \oicnt la sagesse!...» Pen:-.écs,èA. Havet, t. Il, p. 16.
p. Celte belle antilhésp, où le contraste des mots répond si bien à l'opposition dos idées, so trouve toute semblable dans un ouvrage et un passage tout difTorcnis :
Il faut ou condamner ou couronner (ma II ai ne, dit Cléop4tre lians Rodogune, acie Vt se. 1.
quelquefois sortir de leurs préventions. Tout se disposait tellement, du temps de Notre-Seigneur, à la manifestation du Messie, qu'ils soupçonnèrent que saint Jean-Baptiste le pouvait bien être^ Sa manière de vie austère, extraordinaire, étonnante, les frappa ; et, au défaut des grandeurs du monde, ils parurent vouloir d'abord se contenter de l'éclat d'une vie si prodigieuse. La vie simple et commune de Jésus-Christ rebuta ces esprits grossiers autant que superbes ^, qui ne pouvaient être pris que par les sens, et qui d'ailleurs, éloignés d'une conversion sincère, ne voulaient rien admirer que ce qu'ils regardaient comme inimitable. De cette sorte, saint Jean-Baptiste, qu'on jugea digne d'être le Christ, n'en fut pas cru quand il montra le Christ véritable; et Jésus- Christ, qu'il fallait imiter quand on y croyait, parut trop humble aux Juifs pour être suivi \
Cependant l'impression qu'ils avaient conçue * que le Christ devait paraître en ce temps, était si forte, qu'elle demeura près d'un siècle parmi eux. Ils crurent que l'accomplissement des prophéties pouvait avoir une certaine étendue, et n'était pas toujours toute renfermée dans un point précis ; de sorte que près de cent ans il ne se parlait parmi eux que des faux Christs qui se faisaient suivre, et des faux prophètes qui les annonçaient. Les siècles précédents n'avaient rien vu de semblable; et les Juifs ne prodiguèrent le nom de Christ, ni quand Judas le Machabée remporta sur leur tyran tant de victoires, ni quand son frère Simon les affranchit du joug des Gentils, ni quand le premier Hyrcan fit tant de conquêtes. Les temps et les autres marques ne convenaient pas, et ce n'est que dans le siècle de Jésus -Christ qu'on a
1. Luc, 111, 15 ; Joan., i, 19, 20. B. ■ gm-daient comme inimilable). Sur la foret
2. Rebuta ces esprits... Cf. p. 289, | du mol suivi, y. p. 203, n. 7.