Ou dirait plutôt aujourd'hui, re
cevoir une impression. Au reste le mot impression désigne ici, comme souvent cl.ez Bossuet et chez nos meilleurs écri-
3. Trop humble pour être suivi. C'est qu'au fond, il était plus commode de le mépriser que de le suivre. Tel est le sous-entendu de cette phrase, profon- j vains, plus qu'une simple impression dément ironique, comme la précédente sensible : il exprime l'effet produit dans {7if voulaient admirer que ce qu'Us re- ' l'intelligence et dans le jugement.
commencé à parler de tous ces Messies. Les Samaritains, qui lisaient dans le Penlateuque la prophétie de Jacob, se firent des Christs aussi bien que les Juifs ; et un peu après Jésus-Christ ils reconnurent ^ leur Dosithée ^ Simon le Magicien, de même pays, se vantait aussi d'être le Fils de Dieu; et Ménandre, son disciple, se disait le Sauveur du monde ^ Dès le vivant * de Jésus-Christ, la Samaritaine avait cru que le Messie allait venu' ' : tant il était constant dans la nation, et parmi tous ceux qui lisaient l'ancien oracle de Jacob, que le Christ devait paraître dans ces conjonctures.
Quand le terme fut tellement passé qu'il n'y eut plus rien à attendre, et que les Juifs eurent vu par expérience que tous les Messies qu'ils avaient suivis, loin de les tirer de leurs maux, n'avaient fait que les y enfoncer davantage, alors ils furent longtemps sans qu'il parût parmi eux de nouveaux Messies; et Barchochébas est le dernier qu'ils aient reconnu pour tel dans ces premiers temps du christianisme. Mais l'ancienne impression ne put être entièrement effacée. Au Heu de croire que le Christ avait paru, comme ils avaient fait encore au temps d'Adrien, sous les Antonins ses successeurs, ils s'avisèrent de dire que leur Messie était au monde, bien qu'il ne partit pas encore, parce qu'il attendait le prophète Élie, qui devait venir le sacrer ®. Ce discours était commun parmi eux dans le temps de saint Justin ; et nous trouvons aussi dans leur Talmud la doctrine d'un de leurs maîtres des plus anciens, qui disait q^ue « le Christ était venu, selon « qu'il était marqué dans les prophètes ; mais qu'il se « tenait caché quelque part à Rome, parmi les pauvres « mendiants ^. »
1 . BEcoxscBBîiT. Même force de sens que dans ces phrases déjà notées :
«Tous reconnaissaient Charles Martel. »
P. IC2. — « Tout l'Orient reconnut la Grèce, et en apprit le langage • P. 87. — I Les Gaules coinmençaieut à reconnaître les Francs. » P. 148.
2. Origen., Tract, iivii in Matth.,n. 33; tom. III, p. 851 ; tom. XIII, in Joan,, n. 27 ; tom. IV, p. 237 ; lib. I, Contra Cels., n. 57; tom. I, p. 372. B.
3. Iren., Adv. Ilœres. ,[ib. l, cap. 20, 21,nunc 22, p. 99. B.
4. DÈS LE VIVAIT ne se dit plus. J'ais Vivant joue encore le rôle de substantif dans les locutions, Zlu vivant de, En son vivant.