‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 344 sur 583 · R. Hillel, ibid.i Is. Abrau, De cap. fidei. B · texte numérisé non relu

R. Hillel, ibid.i Is. Abrau, De cap. fidei. B

2. DÉTESTÉE. Même sens que plus haut, p. 168 : «Les iconoclastes furent détestés (dans un concile) comme geus qui à l'exemple des Sarrasins... > Détestés: c -à-d., maudits, condamnés avec imprécations.

3. C'est exactement le sens de notre expression populaire : o Je n'y connais plus rieu. s

4. De ce labyrinthe. Remarquez Pàpropos de la métaphore, au terme de cette discussion sur les temps du Messie, où l'auteur s'est attaché à ruiner une à

une les solutions de l'exégèse judaïque, de manière à l'enfermer dans un cercle sans issue.

S.Gem., Tr. San.,c. xi; Moses Maimon., in Epit. TaL; Is. Abrau, De cap. fidei. B.

6. C.-à-d., ils ne se sont pas fait scrupule de renverser... — 5e soucier de s'emploierait autrement aujourd'hui. On dirait, par exemple : Ils ne se S07it pas souciés de respecter, de suivre les tradilions de leurs pères ; se soucier ne se prenant plus guère qu'au sens de, prendre soin de, tenir à, se piquer de.

admirables prophéties; et ils en sont venus jusques à dire que celle de Jacob ne regardait pas le Christ.

Mais leurs anciens livres les démentent. Cette prophétie est entendue du Messie dans le Talmud *, et la manière dont nous l'expliquons se trouve dans leurs Paraphrases ^ c'est-à-dire dans les commentaires les plus authentiques et les plus respectés qui soient parmi eux.

Nous y trouvons en propres termes que la maison et le royaume de Juda, auquel se devait réduire un jour toute la postérité de Jacob et tout le peuple d'Israël, produirait ioujours des juges et des magistrats, jusqu'à la venue du Messie, sous lequel il se formerait un royaume composé de tous les peuples.

C'est le témoignage que rendaient encore aux Juifs, dans les premiers temps du christianisme , leurs plus célèbres docteurs et les plus reçus ^ L'ancienne tradition , si ferme et si établie,' ne pouvait être abolie d'abord; et quoique les Juifs n'appliquassent pas à Jésus- Christ la prophétie de Jacob, ils n'avaient encore osé nier qu'elle ne convînt au Messie. Ils n'en sont venus à c«t excès que longtemps après , et lorsque, pressés par les chrétiens, ils ont enfin aperçu que leur propre tradition était contre eux.

Pour la prophétie de Daniel, où la venue du Christ était renfermée dans le terme de quatre cent quatrevingt-dix ans, à compter depuis la vingtième année d'Artaxerxe à la Longue-main, comme ce terme menait à la fin du quatrième millénaire du monde, c'était aussi une tradition très-ancienne parmi les Juifs que le Messie paraîtrait vers la fin de ce quatrième millénaire, et environ deux mille ans après Abraham. Un Élie dont le

l Gem., Tr. Sanhed., c. xi, B.

i. Paraph., Onkelos , Jonathan et Jerosol. Vide Polyg. Ang. B. — De telles citations (elles sont nombreuses, dans ce chapitre) montrent assez par quelle variété d'études, poussées jusque dans la théologie rabbinique, Bossuet s'était préparé aux combats qu'il livre ici.

3. Les plds kbçus. Même acception de ce verbe que dâJas ces passages déjà notés : a Ce concile eut une heureuse conclusion, et fut reçu du Saint-Siége. • P. 153. — « Vigilance s'opposait à des sentiments si reçus • (si approuvés el accrédités). P. 146.

nom est grand parmi les Juifs, quoique ce ne soit pas le prophète, l'avait ainsi enseigné avant la naissance de Jésus-Christ; et la tradition s'en est conservée dans le livre du Talniud ^ Vous avez vu ce terme accompli à la venue de Notre-Seigneur, puisqu'il a paru en effet environ deux mille ans après Abraham, et vers l'an 4000 du monde. Cependant les Juifs ne l'ont pas connu'; et, frustrés de leur attente ^ ils ont dit que leurs péchés avaient retardé le Messie qui devait venir. Mais cependant nos dates sont assurées, de leur aveu propre; et c'est un trop grand aveuglement de faire dépendre des hommes un terme que Dieu a marqué si précisément dans Daniel.

C'est encore pour eux un grand embarras de voir que ce prophète fasse aller le temps du Christ avant celui de la ruine de Jérusalem; de sorte que, ce dernier temps étant accompli , celui qui le précède le doit être aussi.

Josèphe s'est ici trompé trop grossièrement *. Il a bien compté les semaines qui devaient être suivies de la désolation du peuple juif; et, les voyant accomplies dans le temps que Tite mit le siège devant Jérusalem , il ne douta point que le moment de la perte de cette ville ne fût arrivé. Mais il ne considéra pas que cette désolation devait être précédée de la venue du Christ et de sa mort; de sorte qu'il n'entendit que la moitié de la prophétie.

Les Juifs qui sont venus après lui ont voulu suppléer à ce défaut. Ils nous ont forgé* un Agrippa descendu d'Hérode, que les Romains, disent-ils, ont fait mourir un peu devant la ruine de Jérusalem ; et ils veulent que

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