‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 391 sur 583 · DÉIUCISAIT PAR SA PATIENCE, CSt UO · texte numérisé non relu

DÉIUCISAIT PAR SA PATIENCE, CSt UO

de ces beaux contrastes d'expression que ne manque jamais d'inspirer à l'auteur le spectacle des victoires pacifiques de l'Eglise naissante. Ainsi plus haut : 0 On a vu les chrétiens, sans révolte seulement e« souffrant toules

sortes d'inhumanités, changer la face du monde- • V. p. 'iii, n. 3.

et remuants*, voulurent se faire un nom parmi les fidèles, et ne purent se contenter de cette sagesse sobre et tempérée que l'Apôtre avait tant recommandée aux chrétiens ^. Ils entraient trop avant dans les mystères, qu'ils prétendaient mesurer à nos faibles conceptions ^ : nouveaux philosoplies, qui mêlaient les raisonnements humains avec la foi, et entreprenaient de diminuer les difficultés du christianisme, ne pouvant digérer* toute la folie que le monde trouvait dans l'Évangile. Ainsi successivement, et avec une espèce de méthode, tous les articles de notre foi furent attaqués : la création, la loi de Moïse, fondement nécessaire de la nôtre, la divinité de Jésus-Christ, son incarnation, sa grâce, ses sacrements, tout enfin donna matière à des divisions scandaleuses. Celse et les autres nous les reprochaient \ L'idolâtrie semblait triompher. Elle regardait le christianisme comme une nouvelle secte de philosophie qui avait le sort de toutes les autres , et, comme elles, se partageait en plusieurs autres sectes. L'Église ne leur paraissait qu'un ouvrage humain, prêt à tomber de lui-même. On concluait qu'il ne fallait pas, en matière de religion, raffiner plus que nos ancêtres, ni entreprendre de changer le monde ®.

Dans cette confusion de sectes qui se vantaient d'être chrétiennes, Dieu ne manqua pas à son Église. Il sut lui conserver un caractère d'autorité que les hérésies ne pouvaient prendre. Elle était catholique et universelle ' :

1. Et par la. vains et remuants. Sur la curiosité, mère des hérésies, v. le S. pour le samedi après les cendres, Sur l'Église, II' p.

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