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elle embrassait tous les temps ; elle s'étendait de tous côlcs. Elle élait apostolique : la suite, la succession, la chaire de l'unité, l'autorité primitive lui appartenait K Tous ceux qui la quittaient l'avaient premièrement reconnue, et ne pouvaient effacer le caractère ^ de leur nouveauté, ni celui de leur rébellion. Les païens euxmêmes la regardaient comme celle qui était la lige, le tout d'où les parcelles s'étaient détachées, le tronc toujours vif que les branches retranchées laissaient en son entier *. Celse, qui reprochait aux chrétiens leurs divisions, parmi tant d'éghses schismatiques qu'il voyait s'élever, remarquait une Église distinguée de toutes les autres, et toujours plus forte, qu'il appelait aussi pour cette raison la grande É rjlise . « Il yen a, disait-il*, parmi « les chrétiens qui ne reconnaissent pas le Créateur, ni (( les traditions des Juifs; » il voulait parler des marcionites : « mais, poursuivait- il, la grande Église les reçoit *. » Dans le trouble qu'excita Paul de Samosate, l'empereur Aurélien n'eut pas de peine à connaître la vraie Église chrétienne à laquelle appartenait la maison de f Eglise, soit que ce fût le heu d'oraison, ou la maison de l'évêque. Il l'adjugea à ceux « qui étaient en communion avec (( les évoques d'Itahe et celui de Rome^ » parce qu'il voyait de tout temps le gros des chrétiens'' dans cette communion. Lorsque l'empereur Constance brouillait tout^ dans l'Église, la confusion qu'il y mettait en protégeant les ariens ne put empêcher qu'Ammien Marcellin^ tout païen qu'il était, ne reconnût que cet empereur s'égarait de la droite voie « de la religion chrétienne,
coud mot ne répèle pas le premier. Catholique s'explique par : elle emhrassait tous les temps; universelle, par ce qui suit : e!le s'elemluit de tous côtés.
1. Iren.,A(/u. /((Fr.,lib. m, c.1,2, 3,5 ; Tcrtul., De carne Christ., cap. 2 ; De prœscrip., c. i'0,21, 32, 36. B.
2. Lecaractèrb. L'empreinte, la marque de leur nouveauté. Cf. p. i77, n. 6.
3. La tige... le tro.-vc... — Image essayée d'abord, puis abandonnée, ce semble, et tout à coup reprise avec éclat.
On saisit sur le -vif, dans l'éloquente incohérence de cette phrase, Tardent mouvement de la pensée.