‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 395 sur 583 · Amm. Marc, lib. XV, c. 7. B · texte numérisé non relu

Amm. Marc, lib. XV, c. 7. B

3. Recuerchant de s'appuyer. La langue, eu se fixant, n'a pas admis le verbe rechercher au nombre de ceux que peut accurapagner un régime-verbe.

4. Une sorte d'enjouement de bon sens anime un instant cette grave polémi-

par une expression plus simple et plus piquante ces appellations (Ariens, Pélagiens, Sabelliens; que les églises séparées portaient avec peine.

5. Uossuet est, par excellence, le docteur, l'orateui-, le héraut do l'unité de l'Eglise. Toutes les fois qii'il revient à ce grand sujet, sa diction se relève, les tours vifsj les figures majestueuses lui

SUR L'HISTOIRE UMVERSELLR.

perdaient peut-être dans les sentiers détournés; mais l'Église caltiolique était la grande voie où entraient toujours la plupart de ceux qui cherchaient Jésus-Christ ; et l'expérience a fait voir que c'était à elle qu'il était donné de rassembler les Gentils. C'était elle aussi que les empereurs infidèles attaquaient de toute leur force. Origène nous apprend que peu d'hérétiques ont eu à souffrir pour la foi '. Saint Justin, plus ancien que lui, a remarqué que la persécution épargnait les marcionites et les autres hérétiques^ Les païens ne persécutaient que l'Église qu'ils voyaient s'étendre par toute la terre, et ne connaissaient qu'elle seule pour FÉglise de Jésus- Christ. Qu'importe qu'on lui arrachât quelques branches ? sa bonne sève ne se perdait pas pour cela : elle poussait par d'autres endroits, et le retranchement du bois superflu ne faisait que rendre ses fruits meilleurs. En efTet, si on considère l'histoire de l'Église, on verra que toutes les fois qu'une hérésie l'a diminuée, elle a réparé ses pertes, et en s'étendant au dehors, et en augmentant au dedans la lumière et la piété, pendant qu'on a vu sécher en des coins écartés ' les branches coupées. Les œuvres des hommes ont péri, malgré l'enfer qui les soutenait : l'œuvre de Dieu a subsisté ; l'Église a triomphé de l'idolâtrie et de toutes les erreurs *.

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