‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 397 sur 583 · Le but de ce chapitre et du suivant · texte numérisé non relu

Le but de ce chapitre et du suivant

un miracle perpétuel, et un témoignage éclatant de l'immutabilité des conseils de Dieu. Au milieu de l'agitation des choses humaines, elle se soutient toujours avec une force invincible; en sorte que, par une suite non interrompue depuis près de dix-sept cents ans, nous la voyons remonter jusqu'à Jésus-Christ, dans lequel elle a recueilli la succession de l'ancien peuple, et se trouve réunie aux prophètes et aux patriarches.

Ainsi tant de miracles étonnants, que les anciens Hébreux ont vus de leurs yeux» servent encore aujourd'hui à confirmer notre foi. Dieu, qui les a faits pour rendre témoignage à son unité et à sa toute-puissance, que pouvait-il faire de plus authentique pour en conserver la mémoire, que de laisser entre les mains de tout un grand peuple les actes qui les al testent, rédigés par l'ordre des temps ? C'est ce que nous avons encore dans les livres de l'Ancien Testament, c'est-à-dire dans les livres les plus anciens qui soient au monde ; dans les livres qui sont les seuls de l'antiquité où la connaissance du vrai Dieu soit enseignée, et son service ordonné ; dans les livres, que le peuple juif a toujours si religieusement gardés *, et dont il est encore aujourd'hui l'inviolable porteur par toute la terre.

Après cela, faut-il croire les fables extravagantes des auteurs profanes sur l'origine d'un peuple si noble et si ancien? Nous avons déjà remarqué ^ que l'histoire de sa naissance et de son empire fmit où commence l'histoire grecque ; en sorte qu'il n'y a rien à espérer de ce côté-là pour éclaircir les affaires des Hébreux. Il est certain que les Juifs et leur religion ne furent guère connus des Grecs

est d'établir l'authenlicité des livres sacrés et en particulier celle du Pentuteiique, mise en doute par la science incrédule. Bossuetchanfce d'adversaires.

Après avoir combattu d'abord les doctouis juifs, puis les écoles philosophiques que rencontra devant elle l'Eglise naissante, il engage la lutte, sur un point de fait, avec ceux qu'on appelait de son temps les Uberlins.

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