‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 421 sur 583 · Il Par., lïxiv, 14. B · texte numérisé non relu

Il Par., lïxiv, 14. B

5. Ramher sox ièle a.... XcutcI eiemple à joindre à la variété des cas où à tenait la place de pour, dans la langue de ce temps.

nal de celte importance laissé dans le sanctuaire par les soins et par l'ordre de Moïse, en témoignage contre les révoltes et les transgressions du peuple, sans qu'il soit besoin de se figurer la chose du monde la plus impossible, c'est-à-dire la loi de Dieu oubliée ou réduite à un exemplaire. Au contraire, on voit clairement que la découverte de ce livre n'apprend rien de nouveau au peuple, et ne fait que l'exciter à prêter une oreille attentive à une voix qui lui était déjà connue. C'est ce qui fait dire au roi: «Allez, et priez le Seigneur pour moi et « pour les restes d'Israël et de Juda, afin que la colère de « Dieu ne s'élève point contre nous au sujet des paroles « écrites dans ce livre, puisqu'il est arrivé de si grands « maux à nous et à nos pères, pour ne les avoir point « observées *. »

Après cela il ne faut plus se donner la peine d'examiner en particulier tout ce qu'ont imaginé les incrédules, les faux savants, les faux critiques, sur la supposition des livres de Moïse. Les mêmes impossibilités qu'on y trouvera * en quelque temps que ce soit, par exemple, dans celui d'Esdras, régnent partout. On trouvera toujours également dans le peuple une répugnance invincible à regarder comme ancien ce dont il n'aura jamais entendu parler, et comme venu de Moïse, et déjà connu et établi, ce qui viendra de leur être mis tout nouvellement entre las mains.

11 faut encore se souvenir de ce qu'on ne peut jamais assez remarquer, des dix tribus séparées. C'est la date la plus remarquable dans l'histoire de la nation, puisque c'est lors ^ qu'il se forma un nouveau royaume, et que celui de David et de Salomon fut divisé en deux. Mais puisque les livres de Moïse sont demeurés dans les doux partis ennemis comme un héritage commun, ils venaient par conséquent des pères communs avant la séparation ;

1. n Parai., xxxir, 2'. B. î 3. Lors a cessé d'être emplové ainsi

2. Qo'o» TTRonvEnA.Le sens indique j pour alors. Corneille disait :

que la particule y a pourcorr-siatif, dans gne tcm traita lors en rivale odieuse.

la phrase piécédêûte, le mot supposition. [ Bodog., l, 6.

par conséquent ils venaient de Salomon, de David, do Samuel, qui l'avait sacré ; d'Héli, sous qui Samuel, encoi o enfant, avait appris le culte de Dieu et l'observance de la loi ; de cette loi que David célébrait dans ses Psaumes chantés de tout le monde, et Salomon dans ses Sentences, que tout le peuple avait entre les mains. De cette sorte, si haut qu'on remonte, on trouve toujours la loi de Moïse établie, célèbre *, universellement reconnue, et on ne se peut reposer qu'en Moïse môme; comme dans les archives chrétiennes on ne peut se reposer que dans les temps de Jésus-Christ et des apôtres.

Mais là que trouverons-nous? que trouverons-nous dans ces deux points fixes de Moïse et de Jésus-Christ, sinon, comme nous l'avons déjà vu, des miracles visibles et incontestables, en témoignage de la mission de l'un et de l'autre? D'un côté les plaies de l'Egypte, le passage de la mer Rouge, la loi donnée sur le mont Sinaï, la terre entr'ouverte, et toutes les autres merveilles dont on disait à tout le peuple qu'il avait été lui-même le témoin; et, de l'autre, des guérisons sans nombre, des résurrections de morts, et celle de Jésus-Christ même attestée par ceux qui l'avaient vue, et soutenue jusqu'à la mort, c'està-dire tout ce qu'on pouvait souhaiter pour assurer la vérité d'un fait; puisque Dieu même, je ne craindrai pas de le dire, ne pouvait rien faire de plus clair pour établir la certitude du fait, que de le réduire au témoignage des sens, ni une épreuve ^ plus forte pour établir la sincérité des témoins, que celle d'une cruelle mort.

Mais après qu'en remontant des deux côtés, je veux dire du côté des Juifs et de celui des chrétiens, on a trouvé une origine si certainement miraculeuse et divine, il restait encore, pour achever l'ouvrage, de faire voir la liaison de deux institutions si manifestement venues de Dieu; car il faut qu'il y ait un rapport entre ses œuvres,

). CÉLÈBRE. En usage, en vigueur.

Celebrata, celebris. Cf. p. 147, n. 4.

2. Ni UNE ÉPREUVE. EUipsc assez forte : mais on supplée aisément par la pensée

au verbe qui fait défaut. (Dieu ne pouvait rien faire de plus clair..., ni employer une épreuve plus forte pour établir...].

que tout soit d'un même dessein, et que la loi chrétienne, qui se trouve la dernière, se trouve attachée à l'autre ^ C'est aussi ce qui ne peut être nié. On ne doute pas que les Juifs n'aient attendu et n'attendent encore un Christ; et les prédictions dont ils sont les porteurs ne permettent pas de douter que ce Christ promis aux Juifs ne soit celui que nous croyons.

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