‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 420 sur 583 · TODT EST GODTEnNÉ... ÉCLAIRÉ UB · texte numérisé non relu

TODT EST GODTEnNÉ... ÉCLAIRÉ UB

Au risque de quelque disparate de langage, l'auteur abandonne brusquement la première de ces deux figures, pour se saisir de celle qui répond mieux à l'idée dont il est plein. Phrase peu régulière, mais éloquente daus l'incor»

rcclion du preniicr jet.

SLR L'HISTOIRE UNIVERSiiLLE.

plaire qui en fut trouvé dans le temple par Helcias, souverain pontife \ à la dix-huitième année de Josias, et apporté à ce prince, fût le seul qui restât alors. Car qui aurait détruit les autres? Que seraient devenues les Bibles d'Osée, d'IsaTe, d'Amos, de Michée et des autres, qui écrivaient immédiatement devant ce temps, et de tous ceux qui les avaient suivis dans la pratique de la piété ? Où est-ce que Jérémie aurait appris l'Écriture sainte, lui qui commença à prophétiser avant cette découverte, et (lès la trcizicnic année de Josias? Les prophètes se sont bien plaints que l'on transgressait la loi de Moïse, mais non pas qu'on en eût perdu jusqu'aux livres. On ne lit point, ni qu'Achaz, ni que Manassôs, ni qu'Amon, ni qu'aucun de ces rois impics qui ont précédé Josias, aient tâché de les supprimer. 11 y aurait eu autant de folie et d'impossibilité que d'impiété dans cette entreprise, et la mémoire d'un tel attentat ne se serait jamais effacée : et quand ils auraient tenté la suppression de ce divin livre dans le royaume de Juda, leur pouvoir ne s'étendait pas sur les terres du royaume d'Israël, où il s'est trouvé conservé. On voit donc bien que ce livre, que le souverain pontife fit apporter à Josias, ne peut avoir été autre chose qu'un exemplaire plus correct et plus authentique, fait sous les rois précédents et déposé dans le temple, ou plutôt, sans hésiter *, l'original de Moïse, que ce sage législateur avait (t ordonné qu'on mît à côté de l'arche, en « témoignage contre tout le peuple*. » C'est ce qu'insinuent ces paroles de l'histoire sainte : « Le pontife Helcias trouva « dans le temple le livre de la loi de Dieu, par la main de « Moïse *. » Et, de quelque sorte qu'on entende ces paroles, il est bien certain que rien n'était plus capable de réveiller le peuple endormi, et de ranimer son zèle ù^ la lecture de la loi, peut-être alors trop négligée, qu'un origi-

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