‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 443 sur 583 · Diod., lib. I, sect. 2, n. 22, et seq. B · texte numérisé non relu

Diod., lib. I, sect. 2, n. 22, et seq. B

5. Courte et exquise morale , suggérée par une réflexion assez banale de Diodore. — De'»eure sipur : parce qu'alors ce plaisir n'est plus attristé et gâté par la crainte (toute généreuse et désintéressée) de faire des ingrats.

6. Éloge mérité (V. Fr. Lenormant, Manuel d' Histoire ancienne de l'Orieiit, les Egyptiens), mais qu'on ne saurait cependant appliquer sans réserve à tout

ne le faisait pas, était puni de mort aussi rigoureusement que l'assassin K Que si on ne pouvait secourir le malheureux, il fallait du moins dénoncer l'auteur de la violence ; et il y avait des peines établies contre ceux qui manquaient à ce devoir. Ainsi les citoyens étaient à la garde les uns des autres ^ et tout le corps de l'État était uni contre les méchants. Il n'était pas permis d'être inutile à l'État : la loi assignait à chacun son emploi, qui se perpétuait de père en fils '. On ne pouvait ni en avoir deux, ni changer de profession ; mais aussi toutes les professions étaient honorées*. Il fallait qu'il y eût des emplois et des personnes plus considérables, comme il faut qu'il y ait des yeux dans le corps : leur éclat ne fait pas mépriser les pieds, ni les parties les plus basses. Ainsi, parmi les Égyptiens, les prêtres et les soldats avaient des marques d'honneur particulières : mais tous les métiers, jusqu'aux moindres, étaient en estime ; et on ne croyait pas pouvoir sans crime mépriser les citoyens dont les travaux, quels qu'ils fussent, contribuaient au bien public. Par ce moyen tous les arts venaient à leur perfection : l'honneur qui les nourrit * s'y mêlait partout : on faisait mieux ce qu'on avait toujours vu faire, et à quoi on s'était uniquement exercé dès son enfance®.

ce que nous connaissons:, par Hérodote et Diodore, de la législation égyptienne.

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