Db l'exempis. C.-à-d., de la punition exemplaire
8. Les oraisons funèbres des Égyptiens étaient par là très-différentes de celles des modernes, Bossuet, en écrivant ceci, enviait-il aux panégyristes de
Toute l'Egypte était noble, et d'ailleurs on n'y goûtait de louanges que celles qu'on s'attirait par son mérite.
Chacun sait combien curieusement * les Égyptiens conservaient les corps morts. Leurs momies se voient encore. Ainsi leur reconnaissance envers leurs parents était immortelle : les enfants, en voyant les corps de leurs ancêtres, se souvenaient de leurs vertus que le public avait reconnues, et s'excitaient à aimer les lois qu'ils leur avaient laissées.
Pour empêcher les emprunts', d'oîi naissent la fainéantise, les fraudes et la chicane, l'ordonnance du roi Asychis ne permettait d'emprunter qu'à condition d'engager le corps de son père à celui dont on empruntait'. C'était une impiété et une infamie tout ensemble de ne pas retirer assez promptement un gage si précieux; et celui qui mourait sans s'être acquitté de ce devoir était privé de la sépulture.
Le royaume était héréditaire; mais les rois étaient obligés plus que tous les autres à vivre selon les lois. Ils en avaient de particulières qu'un roi avait digérées *, et qui faisaient une partie des livres sacrés ^ Ce n'est pas qu'on disputât rien aux rois, ou que personne eût droit de les contraindre; au contraire, on les respectait comme des dieux : mais c'est qu'une coutume ancienne avait tout réglé, et qu'ils ne s'avisaient pas de vivre autrement que leurs ancêtres. Ainsi ils souffraient sans peine nonseulement que la qualité des viandes et la mesure du boire et du manger leur fiîl marquée (car c'était une chose ordinaire en Egypte, oh tout le monde était sobre, et où l'air du pays inspirait la frugalité ^), mais encore que toutes leurs heures fussent destinées ^ En
IhèLes et de Mempbis leur iudépeodance ? V. ce qu'il a dit lui-même des contraintes imposées à ce genre de discours. Eiordede l'O.F.du P. Bourgoing.
i . CoRiKDSBMBirr. Au sens latin. Soigneusement. Cf. p. 60, 217, et 404.
2. PoDK EMPBCHiB... — C'est-a-dire« pour apporter aux emprunts d'utiles en- *rBTei, afin d'en pr^rair fabi*.