‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 450 sur 583 · Diod., lib. I, sect. 2. n. !2. B · texte numérisé non relu

Diod., lib. I, sect. 2. n. !2. B

— Destinées. Réglées, quant à l'emploi qv'ilf en devaient fttire, déterminées.

s'éveillant au point du jour, lorsque l'esprit est le plus net et les pensées les plus pures \ ils lisaient leurs lettres, pour prendre une idée plus droite et plus véritable des affaires qu'ils avaient à décider. Sitôt qu'ils étaient habillés, ils allaient sacrifier au temple. Là, environnés de toute leur cour, et les victimes étant à l'autel, ils assistaient à une prière pleine d'instruction, oîi le pontife priait les dieux de donner au prince toutes les vertus royales, en sorte qu'il fût religieux envers les dieux, doux envers les hommes, modéré, juste, magnanime, sincère, et éloigné du mensonge, libéral, maître de lui-même, punissant au-dessous du mérite, et récompensant au-dessus *. Le pontife parlait ensuite des fautes que les rois pouvaient commettre ; mais il supposait toujours qu'ils n'y tombaient que par surprise ou par ignorance, chargeant d'imprécations les ministres qui leur donnaient de mauvais conseils, et leur déguisaient la vérité'. Telle était la manière d'instruire les rois. On croyait que les reproches ne faisaient qu'aigrir leurs esprits, et que le moyen le plus efficace de leur inspirer la vertu était de leur marquer leur devoir dans des louanges conformes aux lois, et prononcées gravement devant les dieux *. Après la prière et le sacrifice, on lisait au roi, dans les saints livres, les conseils^ et les actions des grands hommes, afin qu'il gouvernât son État par leurs maximes, et maintînt les lois qui

Destiner, avec ce sens, ou un sens analogue, est fréquent chez Bossuet. i Vous •viendrez à voire tour, ô empereurs, au temps qu'il a destiné. » S. sur les devoirs des rois. — « Celui qui, ayant paru au temps destiné, a dit hautement... « iv* S. sur la Passion.

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