Diod., lib. I, sect. 2, n. 5. B
7. Quel plus profond et [ilus libéral commentaire la philosophie la plus Gère
rétrogradait donc tous les ans de ce des salutaires vertus de la science pournombre d'heures, ou d'un quart de jour, rait-elle faire de 1 inscription placée et après une période de 4 fois 365 ans, [ sur la bibliothèque d'Osymaadyas? — ou de 1461 années vagues, Tannée re- 1 Faut-il aussi faire remarquer' l'ingécoraniençait à peu près au mên)e point. ' nieuse justesse avec laquelle Bussiiet C'est celte période que l'on appelait la \ emprunte et soutient le langage figuré arande année. V. Leironne, noies sur ' de l'immoitellri devise (^Vuxi? latotîov), VHist. ancienne de Rollin, t, I, p. 76. ' en la confirmant?
ils y avaient régné durant des milliers infinis d'années. Elle était la mère des hommes et des animaux, que la tetre d'Egypte, arrosée du Nil, avait enfantés pendant que le reste de la nature était stérile *. Les prêtres, qui composaient l'histoire d'Egypte de cette suite immense de siècles, qu'ils ne remplissaient que de fables et des généalogies de leurs dieux, le faisaient pour imprimer dans l'esprit des peuples l'antiquité et la noblesse de leur pays. Au reste, leur vraie histoire était renfermée dans des bornes raisonnables ; mais ils trouvaient beau de se perdre dans un abîme infini de temps qui semblait les approcher de l'éternité.
Cependant l'amour de la patrie avait des fondements plus solides. L'Egypte était, en effet, le plus beau pays de l'univers, le plus abondant par la nature *, le mieux cultivé par l'art, le plus riche, le plus commode, et le plus orné par les soins et la magnificence de ses rois.
Il n'y avait rien que de grand dans leurs desseins et dans leurs travaux. Ce qu'ils ont fait du Nil est incro^^able. 11 pleut rarement en Egypte ; mais ce fleuve, qui l'arrose toute ' par ses débordements réglés, lui apporte les pluies et les neiges des autres pays. Pour multiplier un fleuve * si bienfaisant, l'Egypte était traversée d'une infinité de canaux d'une longueur et d'une largeur incroyable ^. Le Nil portait partout la fécondité avec ses eaux salutaires, unissait les villes entre elles, et la grande mer ® avec la mer Rouge ; entretenait le commerce au dedans et au dehors du royaume, et le fortifiait contre l'ennemi '' ; de sorte qu'il était tout ensemble et le nour-