Esdr., :v, 2, 3. B
3. Culte mêlé. C.-à-d., où se mêle le bon et le mauvais: gâté par le mélange. — « Que je vois dans le monde de ces vies mêlées 1 On fait profession de piété et on aime encore les pompes du monde... • S. sur l'intégrité delà pénitence. — t Le sang romain se mêlait (s'altérait}. » in« part., c. vu. Cet usage du verbe mêler est aujourd'hui plus rare ; cependant on dit très-bien encore, compagnie mêlée, langage mêlé.
4. En repcblique. C'est du moins une des traditions qui couraient dans Rome sur Servius Tullius.
5. Par les conseils. C. à-d., les desseins, les trames, consiliis. < loitium ('.ir-
bandi omnia a femioa ortum est, • dit Tite-Live (I, 46), en parlant de ïuUie.
6. V. Le jugement un peu moins sévère de Montesquieu sur le règne de Tarquin le Superbe. Gr, et Dec. des Romains, c. i.
7. Si jalouse db ses lois. Trait caractéristique du génie égyptien, vivement toucbé ici, en passant, mis en pleine lumière dans la II1> partie, c. m.
8. Le XVII» siècle aimait cette façon de dire, où l'adjectif accompagne ea manière de substantif le pronom ce.
Plus loin, X" Epoque : « Ces opiniâtres trouvèrent en lui un impitoyable vengeur. » — i Dans les promesses de l'Evangile^ il ne se parle plus des biens temporels, par lesquels on attirait ces grossiers. • S. sur la dignité des pauvres, J< tai* ce téméraire, ou plutôt ce vaillant.
Co.»., U Ci'i, IV, S.
SUR I/IIISTOIRE UNIVRRSELLE.
quelque temps sous le nom de Smerdis, frère de Cambyse, mais sa fourbe ' fut bientôt découverte. Les sept principaux seigneurs conjurèrent contre lui, et l'un d'eux fut mis sur le trône. Ce fut Darius, fils d'Hystaspe, qui s'appelait, dans ses inscriptions, le meilleur et le mieux fait de tous les hommes *. Plusieurs marques le font reconnaître pour l'Assuérus du livre d'Esther, quoiqu'on n'en convienne pas ^, Au commencement de son règne, le temple fut achevé, après diverses interruptions causées par les Samaritains *. Une haine irréconciUable se mit entre les deux peuples, et il n'y eut rien de plus opposé que Jérusalem et Samarie.
C'est du temps de Darius que commence la liberté de Rome et d'Athènes, et la grande gloire de la Grèce. Harmodius et Aristogiton, Athéniens, délivrent leur pays d'Hipparque, fils de Pisistrate, et sont tués par ses gardes. Hippias, frère d'Hipparque, tâche en vain de se soutenir. 11 est chassé : la tyrannie des Pisistratides est entièrement éteinte (510-309). Les Athéniens affranchis dressent des statues à leurs libérateurs, et rétablissent l'État populaire. Hippias se jette entre les bras de Darius, qu'il trouva déjà disposé à entreprendre la conquête de la Grèce, et n'a plus d'espérance qu'en sa protection. Dans le temps qu'il fut chassé, Rome se défit aussi de ses tyrans ^ Tarquin le Superbe avait rendu par ses violences la royauté odieuse ; l'impudicité de Sexte, son fils, acheva de la détruire *. Lucrèce, déshonorée, se tua elle-même : son sang et les harangues de Brutus '' animèrent les Ro-
1. Sa fourbe. Se retrouve souvent ailleurs, pour fourberie, dans la langue du temps.
L« lii'roi Toit la fourbe.^ et s'en moque dam [l'àme.] Mort de Pompée, 11, S.
î. Herod., 1. IV, c. 91. B.