Plat., in Tim. lî
5. Ceux d'Elide. Comme plus haut, C''ux de Veïes, p. 53 ; Ceux d'Antioche, p. 101, etc.: ancienne locution, à laquelle Bossuet, comme plus d'un écrivain de son temps, était resté fidèle. — Élide désigne ici la ville, non la province.
la Grèce, ils recherchèrent par une ambassade solennelle l'approbation des Égyptiens, et apprirent d'eux de nouveaux moyens d'encourager les combattants *. L'Egypte régnait par ses conseils^; et cet empire d'esprit Mui parut plus noble et plus glorieux que celui qu'on établit par les armes. Encore que les rois de Thèbi's fussent sans comparaison les plus puissants de tous les rois de l'Égypte, jamais ils n'ont entrepris sur les dynasties voisines, qu'ils ont occupées seulement quand elles eurent été envahies par les Arabes; de sorte qu'à vrai dire ils les ont plutôt enlevées aux étrangers, qu'ils n'ont voulu dominer sur les naturels du pays. Mais quand ils se sont mêlés d'être conquérants*, ils ont surpassé tous les autres. Je ne parle point d'Osiris vainqueur des Indes ; apparemment c'est Bacchus, ou quelque autre héros aussi fabuleux. Le père de Sésostris (les doctes veulent que ce soit Aménophis, autrement Memnon), ou par instinct, ou par humeur*, ou, comme le disent les Égyptiens, par l'autorité d'un oracle, conçut le dessein de faire de son fils un conquérant ^. Il s'y prit à la manière des Égyptiens, c'est-à-dire avec de grandes pensées. Tous les enfants qui naquirent le même jour que Sésostris, furent amenés à la cour par ordre du roi. Il les fit élever comme ses enfants, et avec les mêmes soins que Sésostris, près duquel ils étaient nourris. Il ne pouvait lui donner de plus fidèles ministres, ni des compagnons plus zélés de ses combats. Quand il fut un peu avancé en âge, il lui fit faire son apprentissage par une guerre contre les Arabes. Ce jeune prince y apprit à supporter la faim et la soif, et soumit cette nation jusqu'alors indomptable. Ac-
1. Herod., lib. II, c. 160. B. - Combattants répond ici au grec iYwvtÇoiiévot, ou au latin certantes, qui désignent toute espèce de lutte. Combats a été pris dans le même sens, p. 38, 47.