Clem. Alex., Strotn., lib. VI, p
633. B. — Cei symbole, duquel l'auteur nous dit si ingénument qu'il ne sait ce que c'est, n'était sans doute autre chose qu'un des instruments de musique usités eu Egypte, placé, comme signe représentatif de cet art, entre les mains du chantre qui ouvrait la marche dans
bliait rien pour polir l'esprit, ennoblir le cœur, et fortifier le corps. Quatre cent mille soldats qu'elle entretenait étaient ceux de ses citoyens qu'elle exerçait avec plus de soin. Les lois de la milice se conservaient aisément, et comme par elles-mêmes, parce que les pères les apprenaient à leurs enfants : car la profession de la guerre passait de père en fils comme les autres * ; et après les familles sacerdotales, celles qu'on estimait les plus illustres étaient, comme parmi nous, les familles destinées aux armes. Je ne veux pas dire pourtant que l'Egypte ait été guerrière. On a beau avoir des troupes réglées et entretenues, on a beau les exercer à l'ombre * dans les travaux militaires et parmi les images des combats, il n'y a jamais que la guerre et les combats effectifs qui fassent les hommes guerriers. L'Egypte aimait la paix, parce qu'elle aimait la justice, et n'avait des soldats que pour sa défense. Contente de son pays, où tout abondait, elle ne songeait point aux conquêtes. Elle s'étendait d'une autre sorte, en envoyant ses colonies par toute la terre, et avec elles la politesse et les lois ^. Les villes les plus célèbres venaient apprendre en Egypte leurs antiquités, et la source de leurs plus belles institutions *. On la consultait de tous côtés sur les règles de la sagesse. Quand ceux d'Élide ^ eurent établi les jeux Olympiques, les plus illustres de
cette processiou en l'honneur de Trisnié-
giste. "Ev -Cl TÛV Tf,; IXO'JfflXT,^ Isiotf Ô[it-
voî trji».6o>.uv , porte le texte de S. Clément, c. m du livre indiqué.
1. Selon plusieurs de nos modernes Egyptologues, la loi qui assignait à chacun sa profession, et toujours la même de père en fils, n'était pas aussi absolue que le prétendent les historiens fjrecs suivis par BossuotJ.J. Ampère s'est efforcé de prouver, dans un savant mémoire, que l'Egypte n'a oas eu de castes proprement'diles.
î. A l'ombrb. C'est l'image favorite des écrivains latins, pour opposer l'apprentissage d'école ou de palestre, les exercices sans péril (siwlia in umbra educata,T&c\\.t,Ann., XIV, 53; umbratilia). aux luttes vraies de la parole ou de l'épée. Umhracula s'opposait ainsi à pulvis et sol.
3. Ses colonies par todtb la tkbre, et avec elles la politesse et les lois. Bossuet est inépuisable en expressions magnifiques en parlant rie ce grand peuple. A la vérité, quoi que les Grecs aient pu dire, rien n'est moins prouvé que cet actif mouvement île colonies dont l'Egypte aurait été le foyer. Bien des faits au contraire trahissent chez le peuple égyptien une race sédentaire, exclusive, aussi peu soucieuse de communiquer ses lois, ses idA's, que de s'ouvrir à celles d'autru».