‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 475 sur 583 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les Assyriens anciens et nouveaux, les Mèdes et Cyrus.

Le grand empire des Égyptiens est comme détaché de tous les autres, et n'a pas, comme vous voj^ez, une longue suite. Ce qui nous reste à dire est plus soutenu, et a des dates plus précises.

Nous avons néanmoins encore très-peu de choses certaines touchant le premier empire des Assyriens ; mais enfin, en quelque temps qu'on en veuille placer les commencements, selon les diverses opinions des historiens, vous verrez que, lorsque le monde était partagé en plusieurs petits États, dont les princes songeaient plutôt à se conserver qu'à s'accroître, Ninus, plus entreprenant et plus puissant que ses voisins ', les accabla les uns après les autres, et poussa bien loin ses conquêtes du côté de l'Orient. Sa femme Sémiramis, qui joignit à l'ambition assez ordinaire à son sexe - un courage et une suite de conseils ^ qu'on n'a pas accoutumé d'y trouver, soutint les vastes desseins de son mari, et acheva de former cette monarchie.

Elle était grande sans doute; et la grandeur de Ninive, qu'on met au-dessus de celle de Babylone *, le montre

l.Diod.,lib.n,c.2;Just.,lib.,I,c. l.B. 1 le paraître aux contemporains de Bos

Principio... finesimperiitueri magis,

quam proferre, moserat. Primus omnium A'inus, rex Assyriorum, veterem et quasi avitum gentibus morem nova imperii cupiditate mutavit, Justin, ioc.

i. L'ambitios assez oudikaire a son SEXE. Observation vraie, mais qui ne l'est pas autant pour nous, qu'elle dut

suet, après ce qu'on avciit vu dans les luttes et les intrigues de la Fronde.

3. Une suite de conseils. Un enchaînement de desseins. Seriemconsiliorum.

C'est l'expression dont l'auteur s'est servi tant de fois en parlant de la Providence divine, appliquée ici à un suje profane.

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