‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 481 sur 583 · EOT PU CROIRE qu'elle EUT ETE · texte numérisé non relu

EOT PU CROIRE qu'elle EUT ETE

Le dernier de ces verbes est au plusque-parfait comme le premier : concordance moins raisonnée que celle qu'on observe aujourdhui : nous dirions, qu'elle fût. Par une attraction du même genre, madame de Sévigué dirait : < Le

roi n'a point voulu que la reine soit allée à Poissy; » — Il a fallu que le roi soit revenu au quinquina ; » pour allât et revint.

5. Ces événements ont été retracés avec détail dans la 11* Partie. V. le récit inspiré qui commence par ces mots : « Les affaires de Babylone se brouillent... » P. 250, 1ht.

6. r.B TITHE. C'est à-dire, le nom à'impie. On a vu plus haut, p. 473, que le mot titre garde pour Bossuet la variété d'applications que titulus possédait en latin. Cf. p. 400: « Les Sabellieas s'offensaient ea vain du titre de parti. , . . •

roi de Babylone *, semble désigner par ce mot les sacrilèges de Baltasar, que Daniel nous fait voir puni par une chute si surprenante.

Les Mèdes, qui avaient détruit le premier empire des Assyriens, détruisirent encore le second ; comme si cette nation eût dû être toujours fatale à la grandeur assyrienne ^ Mais à cette dernière fois la valeur et le grand nom de Cyrus fit que les Perses ses sujets eurent la gloire de cette conquête.

En effet, elle est due entièrement à ce héros, qui, ayant été élevé sous une discipline '^ sévère et régulière, selon la coutume des Perses, peuples alors aussi modérés que depuis ils ont été voluptueux, fut accoutumé dès son enfance à une vie sobre et militaire *. Les Mèdes, autrefois si laborieux et si guerriers ®, mais à la fin ramollis ^ par leur abondance, comme il arrive toujours, avaient besoin d'un tel général. Cyrus se servit de leurs richesses et de leur nom, toujours respecté en Orient; mais il mettait l'espérance du succès dans les troupes qu'il avait amenées de Perse. Dès la première bataille le roi de Babylone fut tué, et les Assyriens mis en déroute''. Le vainqueur offrit le duel ^ au nouveau roi ; et, en montrant son courage, il se donna la réputation d'un prince clément qui épargne le sang des sujets. Iljoignit la

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