‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 49 sur 583 · Se brûla la main qdi avait MiMQué · texte numérisé non relu

Se brûla la main qdi avait MiMQué

le fait seul, ainsi présenté, douue l'i-

dée la plus saisissante de ce farouche héroïsme. — Avait manqué, passablement familier, est très-juste : non que la main de Mucius n'eut frappé ferme et droit au but ; mais Mucius s'était trompé de personne : c'était donc, comme on dit, un coup manqué.

4. Clélie, une jeune fille. Il y a comme un cri d'étonnement dans cette opposition soudaine.

5. Non sans l'avoir maltraitée et rançonnée, si l'on en croit Tacite, Hi'>l., III, 72, et Pline l'Ancien, X.\XIV, 14.

6. Parut excessive a ce peuple. Et aussi le poids des délies, très-lourd dë« o« temps.

SIR L'HISTOlRli UNIVERSELLE. 71

les conseils violents ' furent inutiles ; le peuple ne put être ramené que par les paisibles remontrances de Ménénius Agrippa *; mais il fallut trouver des tempéraments ', et donner au peupler des tribuns pour le défendre contre les consuls. La loi qui établit cette nouvelle magistrature fut appelée la loi sacrée, et ce fut là que commencèrent les tribuns du peuple.

Darius avait enfin éclaté contre la Grèce. Son gendre Mardonius, après avoir traversé l'Asie, croyait accabler les Grecs par le nombre de ses soldats : mais Miltiade défit cette armée immense dans la plaine de JNIaratbon (490), avec dix mille Athéniens \ Rome battait tous ses ennemis aux environs, et semblait n'avoir à craindre que d'elle-même. Coriolan, zélé patricien, et le plus grand de ses capitaines, chassé, malgré ses services, par la faction populaire, médita la ruine de sa patrie, mena les Volsques contre elle (489), la réduisit à l'extrémité, et ne put être apaisé que par sa mère \ La Grèce ne jouit pas longtemps du repos que la bataille de Marathon lui avait donné. Pour venger l'affront de la Perse et de Darius, Xerxès, son fils et son successeur, et petit-fils de Cyrus par sa mère Atosse, attaqua les Grecs avec onze cent mille combattants (d'autres disent dix-sept cent mille) ^, sans compter son armée navale de douze cents vaisseaux. Léonidas, roi de Sparte, qui n'avait que trois cents hommes, lui en tua vingt mille au passage des Thermopyles \ et périt avec les siens (480). Par les con-

t . Les co:«seils violents. Les desseins, les partis yiolents.

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