Pour toute leçon, Ménéaius leur conta son apologue
mille hommes : mais ces dix mille étaient Athéniens !
5. Et NE PUT ÊTKB APAISÉ... — C'esl marquer du même couji, et avec uiie
3. Des tempéraments. C'est-à-dire,de8 . égale force, la yiolence de ce courroux, combinaisons, des arrangements, une | et la toute-puissance du sentiment autransaction capable de satisfaire le | quel il cède.
peuple. Bossuet se souyient ici de cette j 6. C'egt Hérodote qui donne ce derphrase de Tite-Lire : Agi deinde de nier chiffre, pour les seuls fantassins. Le concordia cœptum , concessumquë in compte total fait par cet historien déconditiones, ut plebi sui magistratus es- passe deux millions. sent sacrosancti. U, 33. i 7. Ce serait, ici et plus iaut, le cas
4. ATHÉîtiBKS. Toute la phrase re- de dire que rien n'est éloquent comme tombe sur ce nom, qui est le mot dé- ^ un chiffre. Mais, entre les mains de cisif. Miltiade, pour défaire, en plaine, Bossuet, les chiffres éloquents le decette imm''!i?o nrmée, n'avait que dix ' viennent plus encore, par la manière
seils * de Thémistoclc, Athénien, l'armée navale de Xerxès est défaite la même année, près de Salamine. Ce prince repasse l'Hellespont avec frayeur ; et, un an après, son armée de terre, que Mardonius commandait, est taillée en pièces auprès de Platée, par Pausanias, roi de Lacédémone, et par Aristide, Athénien, appelé le Juste (479) *. La bataille se donna le matin ; et le soir de cette fameuse journée, les Grecs Ioniens, qui avaient secoué le joug des Perses, leur tuèrent trente mille hommes dans la bataille de M3'cale, sous la conduite de Léotj^chides. Ce général, pour encourager ses soldats, leur dit que Mardonius venait d'être défait dans la Grèce. La nouvelle se trouva véritable, ou par un effet prodigieux de la renommée, ou plutôt par une heureuse rencontre', et tous les Grecs de l'Asie Mineure se mirent en liberté.
Cette nation remportait partout de grands avantages ; et un peu auparavant les Carthaginois, puissants alors, furent battus dans la Sicile, où ils voulaient étendre leur domination, à la sollicitation des Pei'ses. Malgré ce mauvais succès, ils ne cessèrent depuis de faire de nouveaux desseins sur une île si commode à leur assurer * l'empire de la mer, que leur république affectait ^ La Grèce le tenait alors; mais elle ne regardait® que l'Orient et les
dont il les place, les oppose, les met en -vue.
1. Par les conseils. Doit s'entendre comme plus haut au sens du latin cunsilia; desseins, plans, résolutions.
2. Bossuet s abstieut de toute rélUxion : il laisse parler les choses ellesniL-mes, et se contente d'être éloquent à la manière des belles inscriptions antiques. — V. Ille partie, c. v, le jugement qu'il porte sur cette lutte héroïque.
3. De ces deux explications, la seconde seule est admissible. Le général grec avait supposé la défaite dj Mardonius, pour donner cœur à ses soldats, et, par bonheur, la nouvelle se trouva viaie.
4. Si cohhode a lbdr assuheb. Notre auteur, à l'exemple du latin, emploie ainsi l'infinitif avec certains adjectifs (insula commodissima, utilissima ad putieudum imperio maris...]. Il dit ail-
leurs : « Le bonheur de Pompée semblait nécessaire à terminer cette guerre.» (IX" époque.)
b. Affectait. Ambitionnait, convoitait, cheichait à saisir. Sens du latin affcctare, lioul Florus s'est servi en parlant des mêmes événements : Affectnbat, ut Uomanus, itu Pœnus Sicdiam, I, 2. Bossuet dira de même ailleurs :
« Valère fut soupçouné par le peuple A'affecter la tyrauuie... • III» partie, c. VII. Il avait dit dans un de ses sermons : « C'est ce droit sacré et inviolable que nous affectons. » Frag. de serm. sur la Nativité.
6. Elle ne regabdait... — N'était occupée que de..., n'avait j'.té ses vues que sur... Nous retrouverons plus d'une fois dans notre texte cette acception de regarder, qui répond tout à fait à l'un des sens figurés du spectare ad des Latins.
Perses. Pausanias venait d'affranchir l'île de Chypre do leur joug (-470), quand il conçut le dessein d'asservir son pays. Tous ses projets furent vains, quoique Xerxès lui promît tout : le traître fut trahi par celui qu'il aimait le plus, et son infâme amour lui coûta la vie {Al A).
La même année, Xerxès fut tué par Artahan, son capitaine des gardes \ soit que ce perfide voulût occuper le trône de son maître, ou qu'il craignît les rigueurs d'un prince dont il n'avait pas exécuté assez promptement les ordres cruels. Artaxcrxe h la Longue-Main, son fils, commença son règne, et reçut peu de temps après une lettre de Thémistocle, qui, proscrit par ses citoyens, lui offrait ses services contre les Grecs (473-471) ^. Il sut estimer, autant qu'il devait, yn capitaine si renommé, et lui fît un grand établissement % malgré la jalousie des satrapes.
Ce roi magnanime protégea le peuple juif; et dans sa vingtième année ", que ses suites rendent mémorable, il permit h Néhémias de rétablir Jérusalem avec ses murailles (434) '. Ce décret d'Artaxerxe diffère de celui de Cyrus, en ce que celui de Cyrus regardait le temple, et celui-ci est fait pour la ville. A ce décret prévu par Daniel, et marqué dans sa prophétie '', les quatre cent quatre-vingt-dix ans de ses semaines commencent. Cette importante date a de solides fondements. Le bannissement de Thémistocle est placé, dans la Chronique d'Eu-