Eam esse voluntatem omnium, ut
qui libertati crit in illaurbe finis, idem
uibi sit. £ Tit.-Liv., II, 15.
ses tyrans '. Porsena, étonné de la fierté de ce peuple et de la hardiesse plus qu'humaine de quelques particuliers, résolut de laisser les Romains jouir en paix d'une liberté qu'ils savaient si bien défendre^.
La liberté leur était donc un trésor' qu'ils préféraient à toutes les richesses de l'univers. Aussi avez-vous vu que dans leurs commencements, et même bien avant dans leurs progrès, la pauvreté n'était pas un mal pour eux : au contraire, ils la regardaient comme un moyen de garder leur liberté plus entière, n'y ayant rien de plus libre ni de plus indépendant qu'un homme qui sait vivre de peu *, et qui, sans rien attendre de la protection ou de la libéralité d'autrui, ne fonde sa subsistan(;e que sur son industrie et sur son travail.
C'est ce que faisaient les Romains. Nourrir du bétail, labourer la terre, se dérober à eux-mêmes tout ce qu'ils pouvaient ^ vivre d'épargne ® et de travail : voilà quelle était leur vie'' ; c'est de quoi ils soutenaient leur famille, qu'ils accoutumaient à de semblables travaux.
Tite-Live a raison de dire qu'il n'y eut jamais de peuple où la frugalité, où l'épargne, où la pauvreté, aient été plus longtemps en honneur *. Les sénateurs les plus illustres, à n'en regarder ^ que l'extérieur, difléraient peu des paysans, et n'avaient d'éclat ni de majesté qu'en public et dans le sénat. Du reste, on les trouvait occupés
1. Tit.-Liv., n, 13, la. B. — Quelle recevrait plutôt... Autrement dit, qu'il lui était encore plus impossible de recevoir ses tyians que d'ouTrir ses portes il SCS ennemis. Populum romanum induxisse inaiihmtm hostibus putius qiwm regibiis porta'. patefacere.T.-\..,\oc. cil.
2. Ce récit, où respirent i'àrae et le I uiam. DcRep., iv" cœur d'un Romain, demeurerait profun- | 7. Yoila quelle éta:i leur vik. tléracnt vrai, quand môme il serait nrou- 1
qucTilc-Livc a embelli, par patrio- i ••• faUcns opeiumfiarvoquca=sMclaj..venl
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nécessaire, cela s'appelait, chez cette race économe, suum geniuni defraudare.