Dan,, ix. 25. B
sèbe, à la dernière année de la 76* olympiade, qui revient à l'an 2S0 de Rome. Les autres chronologisles le mettent un peu au-dessous : la diiTérence est petite, et les circonstances du temps assurent la date d'Eusèbe. Elles se tirent de Thucydide, historien très-exact ; et ce grave auteur, contemporain presque, aussi bien que concitoyen de Thémistocle, lui fait écrire sa lettre au commencement du rogne d'Artaxerxe *. Cornélius Népos, auteur ancien, et judicieux autant qu'élégant ^, ne veut pas qu'on doute de cette date après l'autorité de Thucydide^: raisonnement d'autant plus solide, qu'un autre auteur plus ancien encore que Thucydide s'accorde avec lui. C'est Charon de Lampsaque, cité par Plutarque * ; et Plutarque ajoute lui-même que les Annales, c'est-à-dire celles de Perse, sont conformes à ces deux auteurs. Il ne les suit pourtant pas, mais il n'en dit aucune raison*; et les historiens qui commencent huit ou neuf ans plus tard le règne d'Artaxerxe, ne sont ni du temps, ni d'une si grande autorité. Il paraît donc indubitable qu'il en faut placer le commencement vers la fin de la 76' olympiade, et approchant de ® l'année 280 de Rome, par où ' la vingtième année de ce prince doit arriver vers la fin de la 81'' olympiade, et environ l'an 300 de Rome. Au reste, ceux qui rejettent plus bas le commencement d'Artaxerxe, pour concilier les auteurs, sont réduits à conjecturer que son père l'avait du moins associé au royaume quand Thémistocle écrivit sa lettre ; et, en quelque façon que ce soit, notre date est assurée. Ce fondement étant posé, le reste du compte est aisé à faire, et la suite le rendra sensible.
1. Thucyd., lib. I. B. 1 blcs et solides. » Bist. me, I. XXVII,