N'est plus digne de voir le jodr
C'est le langage du vieil Horace de Corneille (V. Boi\, acL III, se. 5 et 6). Les lois de l'honn>'vr, dans le monde où vivait Bossuet, étaient aussi sévères que celles du patriotisme antique.
3. V. dans Montesquieu, Grawleur et décadence des Humains, c. ii, l'étonnant détail de ces travaux,
4 Ut essct insitum niilitibusnusiris
vincere autemori.» Cic Deoff., 111,3-'.
b. Cb train. Mot familier, mais dont aucun autre n'égalerait ici la propriété et l'énergie.
6. Quel laugagel \ M'a. ce parler solide et nerveux, que Montaigne admirait chez les plus éloquents de ses antiques modèles : « Ce parler, dit-il, qui ne plaist pas tant, comme il remplit et ravit, et ravit le plus les plus forts esprits. Quand je vois ces braves formes de s'vxpliqier, si vifoes, siprofondes, jene dis pas que c'est bien dire, je dis que c'est bien penser. C'est la gaillardise de l'imagination qui élève et enfle lapa' rôles...' Essais, m, h, .
tempérament qui devait être le plus fécond en héros *.
Un État qui se sent ainsi formé se sent aussi en même temps d'une force incomparable, et ne se croit jamais sans ressource. Aussi voyons-nous que les Romains n'ont jamais désespéré de leurs affaires, ni quand Porsena, roi d'Étrurie, les affamait dans leurs murailles; ni quand les Gaulois, après avoir brûlé leur ville, inondaient tout leur pays, et les tenaient serrés ^ dans le Capilole ; ni quand Pyrrhus, roi des Épirotes, aussi habile qu'entreprenant, les effrayait par ses éléphants, et défaisait toutes leurs armées; ni quand Annibal, déjà tant de fois vainqueur, leur tua encore plus de cinquante mille hommes et leur meilleure milice dans la bataille de Cannes.
Ce fut alors que le consul Térenlius Varro, qui venait de perdre par sa faute une si grande bataille, fut reçu à Rome comme s'il eût été victorieux, parce seulement que dans un si grand malheur il n'avait point désespéré des affaires de la république. Le sénat l'en remercia publiquement ; et dès lors on résolut, selon les anciennes maximes, de n'écouter dans ce triste état aucune proposition de paix. L'ennemi fut étonné*; le peuple reprit cœur, et crut avoir des ressources que le sénat connaissait par sa prudence *.
En effet, cette constance du sénat, au milieu de tant de malheurs qui arrivaient coup sur coup, ne venait pas seulement d'une résolution opiniâtre de ne céder jamais à la fortune, mais encore d'une profonde connaissance des forces romaines et d^^s forces ennemies. Rome savait par son cens, c'est-à-dire par le rôle de ses