‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 551 sur 583 · ScBsiSTE. Se soutient. Cf. p. 139, n. 2 ; p. 177, n · texte numérisé non relu

ScBsiSTE. Se soutient. Cf. p. 139, n. 2 ; p. 177, n

5. Le haitbb. Bossuet l'eutoud dans toutes les acceptions du mot : magi^ter vitae ; dux et arbiter vitae : enseigne meut tt gouvernement; lumière qui

écl ire tout, autorité à laquelle tout cède . w„, ..>,,

en définiiive. — Un tel aveu, un tel hom- I 7. Dion. Hal., lib. II, c 4. B. mage n'a rien qui doive surprendre dans | 8. Distingués. Mis à part

la bouche d'un des hommes de génie qui ont eu le plus de bon sens. Frappé de la perfe. ti. n à laquelle s'élève en Bossuet cette faculté, réputée commune, et qui l'est beaucoup moins qu on ne le pense, un des maîtres les plus autorisés de notre temps n'a pas craint de dire : ■ Le caractère propre et distinctif de Bossuet, c'est le bon sens. • Nisard, Bist. de la litt. fr., t. III, c. 13.

6. Cicéron osait dire de la loi des Douze Tables, fondement de toute la jurisprudence romaine : ■ Bibliothecas omn'um philosoph'rum unus mihi videturXUTa- Dularum libellus, si quis legum fentes et capita viderit, et auctoritatis pondère et utilitatis ubertate su( erare.»Z>eora<.,I, 44. Au fond les nations modernes ont souscrit à cet éloge en saluant le droit romain du nom de raison écrite.

ils gouvernassent le reste du peuple. C'est pour cela que Romulus choisit les Pères, dont il forma le corps du sénat. On les appelait ainsi à cause de leur dignité et de leur âge ; et c'est d'eux que sont sorties les familles patriciennes*. Au reste, quelque autorité que Romulus eût réservée au peuple, il avait mis les plébéiens en plusieurs manières dans la dépendance des patriciens ; et cette subordination nécessaire à la royauté avait été conservée non-seulement sous les rois, mais encore dans la république. C'était parmi les patriciens qu'on prenait toujours les sénateurs : aux patriciens appartenaient les emplois, les commandements, les dignités, même celle du sacerdoce ; et les Pères, qui avaient été les auteurs de la liberté, n'abandonnèrent pas leurs prérogatives. Mais la jalousie se mit bientôt entre les deux ordres : car je n'ai pas besoin de parler ici des chevaliers romains, troisième ordre comme mitoyen ^ entre les patriciens et le simple peuple, qui prenait tantôt un parti et tantôt l'autre. Ce fut donc entre ces deux ordres que se mit la jalousie : elle se réveillait en diverses occasions ; mais la cause profonde qui l'entretenait était l'amour de la liberté.

La maxime fondamentale de la république était de regarder la liberté comme une chose inséparable du nom romain. Un peuple nourri dans cet esprit, disons plus, un peuple qui se croyait né pour commander aux autres peuples, et que Virgile, pour cette raison, appelle si noblement un peuple-roi ^ ne voulait recevoir de loi que de lui-même.

L'autorité du sénat était jugée nécessaire pour modérer les conseils publics*, qui, sans ce tempérament, eus-

1 . Il serait plus exact de dire que le sénat de Romulus sortait des premières familles (gentes), qui prirent ensuite le nom de patriciennes. — Ille Romuli sena tus co'.stabat ex optimatibus, quibus ipse rex tantura tribuerat, ut eos patres vellet nominari, palriciosque eorum libères. Cic.,D>' Rep.A\,it.

2. Comme mitoyen. Bossuet dit de même plus loin (c. vu), l'état mitoyen' U désigne ainsi ce que nous appelons

la classe moyenne. L'adjectif Mitoyen, au sens moral, s'emploie peu aujourd'hui, quoique cet usage du mot soit toujours autorisé par l'Académie française.

Page 1