‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 560 sur 583 · Dion liai., 1. VI, cap. 8,etseq. B · texte numérisé non relu

Dion liai., 1. VI, cap. 8,etseq. B

6. PouE s'adtoriser. Pour se donner de rautorité. De même plus haut, en parlant du Christ, l'auteur disait : i Plus grand que les patriarches, plus aufcnsrf que lloise.etc. » C'est-à-dire, ayant autorité plus que Moïse. — « Jésus-Chiist ne règne pas, si son église n'est autorisée, » s. sur les devoirs des rois. Cette acception du veibe auiorijer, commune au xvii' siècle, puis délaissée par l'usage, a été remise en lumière par les écrivains de ce temps-ci.

7. Constamment. C'est-à-dire, fermerr.ent. Constauler. o Aimons Dieu consliinment. » II» sermon pour la Circoncision. — « L'uuique mojen que l'Église proposait pour secouer le jougi c était de mourir constamment. » II»

sermon pour la Pentecôte.

ruineuses à l'État, et voulait que le prix des terres fût adjugé au trésor public.

Le peuple se laissait conduire à * ses magistrats séditieux, et conservait néanmoins assez d'équité pour admirer la vertu des grands hommes qui lui résistaient.

Contre ces dissensions domestiques, le sénat ne trouvait point de meilleur remède que de faire naître continuellement des occasions de guerres étrangères. Elles empêchaient les divisions d'être poussées à l'extrémité, et réunissaient les ordres dans la défense de la patrie.

Pendant que les guerres réussissent, et que les conquêtes s'augmentent, les jalousies se réveillent.

Les deux partis, fatigués de tant de divisions qui menaçaient l'État de sa ruine, conviennent de faire des lois pour donner le repos aux uns et aux autres, et établir l'égalité qui doit être dans une ville libre.

Chacun des ordres prétend que c'est à lui qu'appartient l'établissement de ces lois.

La jalousie, augmentée par ces prétentions, fait qu'on résout d'un commun accord une ambassade en Grèce pour y rechercher les institutions des villes de ce pays, et surtout les lois de Solon qui étaient les plus populaires *. Les lois des Douze Tables sont établies ; mais les décemvirs, qui les rédigèrent, furent privés du pouvoir dont ils abusaient.

Pendant que tout est tranquille, et que des lois si équitables semblent établir pour jamais le repos public, les dissensions se réchauffent ' par les nouvelles prétentions du peuple, qui aspire aux honneurs et au consulat, réservé jusqu'alors au premier ordre.

La loi pour les y admettre est proposée. Plutôt que de

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