MÉNiGER. Cf. p. 46, n. I
i. Par cb dbrnier état... et pah le 6BRIK DE LA GUERRE... Nouveaux exemples, après tant d'autres, des usages variés que fait l'écrivain de la préposition par. au grand profit de la brièveté et rapidité de sa phrase. Cf. p. 5à, 123. 5j0.
3. Polyb., iib. VI, c. 1, etseq.; c. 41, et scq.B. — Après avoir exposé en gé néral i le cercle où roui nt les constitutions • (roXiTtiuv iia.x'jxXuiaii), et montré comment la monarchie, sous laquelle se sont abritée! d'aborii les sociétés, reparaît à la fin, ramenée par les excès et les désordres de la démocratie, Polybe ajoute que cette théorie te vérifie parfaitement ou se Térifiera
dans rhistoire delà constitution romaine : « Car, dit-il, celte république s'est établie et a graudi selon les lois de la nature, et les révolutions qui l'attendent suivront le même ordre. » VI, 9.
4. Etait trop aimée. Toutefois les soufiFrances d'une longue et affreuse anarchie avaient rendu suspecte à beaucoup de Romains cette liberté jadis aimée d'un amour si jaloux.
5. I.'affaibmh c -à. -d., la diminuer et en affaiblir les appuis et les ressources.
6. Polit.^ Iib, Y. c. 4. B. — Selon Aris- /o^e.C.-à-d., selon l'ordre qu'indique Aristote, en expliquant les causes et lesprogrès desréTolutions dans la démocratie.
T.IriKTiTABUA.Cf. p. 286,n.7,et p. SI.
s'étant érigée par les armes, il fallait qu'elle fût toute militaire ; et c'est pourquoi elle s'établit sous le nom d'empereur, titre propre et naturel du commandement des armées.
Par là vous avez pu voir que comme la république avait son faible inévitable ^ c'est-à-dire la jalousie entre le peuple et le sénat, la monarchie des Césars avait aub^si le sien ; et ce faible était la licence des soldats qui les avaient faits.
Car il n'était pas possible que les gens de guerre, qui avaient changé le gouvernement et établi les empereurs, fussent longtemps sans s'apercevoir que c'était eux en effet qui disposaient de l'empire.
Vous pouvez maintenant ajouter aux temps que vous venez d'observer, ceux qui vous marquent l'état et le changement de la milice; celui où elle est soumise et attachée au sénat et au peuple romain; celui où elle s'attache à ses généraux ; celui où elle les élève à la puissance absolue, sous le titre miUtaire d'empereurs ; celui où, maîtresse en quelque façon de ses propres empereurs, qu'elle créait, elle les fait et les défait à sa fantaisie. De là le relâchement, de là les séditions et les guerres que vous avez vues ; de là enfin la ruine de la milice avec celle de l'empire.
Tels sont les temps remarquables qui nous marquent les changements de l'état de Rome considérée en ellemême: ceux qui nous la font connaître par rapport aux ) autres peuples ne sont pas moins aisés à discerner.
Il y a le temps où elle combat contre ses égaux, et où elle est en péril. Il dure un peu plus de cinq cents ans, et finit à la ruine des Gaulois en Italie, et de l'empire des Carthaginois.
Celui où elle combat, toujours plus forte et sans péril, quelque grandes que soient les guerres qu'elle entreprenne. Il dure deux cents ans, et va jusqu'à l'établissement de l'empire des Césars.
l. Son FAIBLE INÉVITABLE. Variante, I plus haut : « Il y a un faible irrémé' ddns l'expression d'une pensée particu- dmè/e inséparablement attaché aux deslioT-n Hn roTYiarniiahlp mot Pf>nnfi?\tr<^ I Sfins htininins > 1^. Kt'.
Celui où elle conserve son empire et sa majesté. Il dure quatre cents ans, et finit au règne de Théodose le Grand.
Celui enfin oil son empire, entamé de toutes parts, tombe peu à peu. Cet état, qui dure aussi quatre cents ans, commence aux enfants de Théodose, et se termine enfin à Charlemagne.
Je n'ignore pas, Monseigneur, qu'on pourrait ajouter aux causes de la ruine de Rome beaucoup d'incidents particuliers. Les rigueurs des créanciers sur leurs débiteurs ont excité de grandes et de fréquentes révoltes. La prodigieuse quantité de gladiateurs et d'esclaves dont Rome et l'Italie était surchargée, ont causé d'effroyables violences, et même des guerres sanglantes. Rome, épuisée par tant de guerres civiles et étrangères, se fit tant de nouveaux citoyens, ou par brigue ^ ou par raison, qu'à peine pouvait-elle se reconnaître elle-même parmi tant d'étrangers qu'elle avait naturalisés. Le sénat se remplissait de Barbares ; le sang romain se mêlait* : l'amour de la patrie, par lequel Rome s'était élevée audessus de tous les peuples du monde, n'était pas naturel à ces citoyens venus de dehors ; et les autres se gâtaient ' par le mélange. Les partialités * se multiphaient avec cette prodigieuse multiplicité de citoyens nouveaux; et les esprits turbulents y trouvaient de nouveaux moyens de brouiller ' et d'entreprendre *.