‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 570 sur 583 · Un premier godt de la liberté · texte numérisé non relu

Un premier godt de la liberté

Cf. p. 51 5, n. 2. On a cité dans cette note

les expressions de Platon qui ont pu suggérera Dossui-t celte image, et qui paraissent avoir été imitées par Cicéron dans un passage du De republica.* y on satiaveris populum libertate, sed incenderis cupiditate libertatis, quum tantum potestatem yuîtandi feceris.i U, 28.

ne songeaient qu'à les ménager *, pour les faire entrer dans leurs desseins malgré l'autorité du sénat.

Par ce dernier état la guerre était nécessairement dans Rome , et par le génie de la guerre ' le commandement venait naturellement entre les mains d'un seul chef: mais parce que dans la guerre, où les lois ne peuvent plus rien, la seule force décide, il fallait que le plus fort demeurât le maître ; par conséquent que l'empire retournât en la puissance d'un seul.

Et les choses s'y disposaient tellement par elles-mêmes, que Polybe, qui a vécu dans le temps le plus florissant de la république, a prévu, par la seule disposition des affaires, que l'État de Rome, à la longue, reviendrait à la monarchie '.

La raison de ce changement est que la division entre les ordres n'a pu cesser parmi les Romains que par l'autorité d'un maître absolu, et que d'ailleurs la liberté était trop aimée * pour être abandonnée volontairement. Il fallait donc peu à peu raffaibUr" par des prétextes spécieux, et faire par ce moyen qu'elle pût être ruinée par la force ouverte.

La tromperie, selon Aristote *, devait commencer en flattant le peuple, et devait naturellement être suivie de la violence.

Mais de là on devait tomber dans un autre inconvénient par la puissance des gens de guerre, mal inévitable à cet état ^

En effet, cette monarchie que formèrent les Césars

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