L'ÉLOQUENCE DE DÉMOSTBÈXB, FCIS
SANT DKPENSEDtt... Rapport de mots trèsjuste : Démosthène n était qu'un orateur : mais la parole de ce Grec était bien réellemeut une puissance, avec laquelle Philippe avait à compter^ et qu'U redoutait plus que toute autre.
dant qu'il rompait' les Athénien?, il eut la joie devoir Alexandre , à l'âge de dix- huit ans, enfoncer les troupes thébaines de la discipline d'Épaminondas *, et entre autres la troupe Sacrée, qu'on appelait des Amis, qui se croyait invincible '. Ainsi maître de la Grèce, et soutenu par un fils d'une si grande espérance*, il conçut de plus hauts desseins, et ne médita rien moins que la ruine des Perses, contre lesquels il fut déclaré capitaine général. Mais leur perte était réservée à Alexandre. Au milieu des solennités d'un nouveau mariage ^, Philippe fut assassiné par Pausanias, jeune homme de bonne maison, à qui il n'avait pas rendu justice. L'eunuque Bagoas tua, dans la même année, Arscs, roi de Perse, et fît régner à sa place Darius, fîls d'Arsame, surnommé Godomanus. Il mérite, par sa valeur, qu'on se range à l'opinion, d'ailleurs la plus vraisemblable, qui le fait sortir de la famille royale.
Ainsi deux rois courageux commencèrent ensemble leur règne, Darius fils d'Arsame, et Alexandre fils de Philippe. Ils se regardaient d'un œil jaloux, et semblaient nés pour se disputer l'empire du monde. Mais Alexandre voulut s'alfermir avant que d'entreprendre son rival ^ Il vengea la mort de son père; il dompta les peuples rebelles qui méprisaient sa jeunesse; il battit
1. Rompait. Terme propre, terme de guerre. Ainsi plus loin : « Par cette mîiirae, les armées i-oraaines, quoique défaites et rom//ues (mises en désordre), combattaient et se ralliaient...* 111^ partie, c. VI. Et dans l'oraison funèbre de Condé : i Trois fois le jeune vainqueur g'efTorça de rompre ces intrépides combattants. >
ï. De là discipline D bPAJIINOXDÂS.
C'est-à-dire, instruites, exercées confor