V. Plut., Vie de Pélopidas, c. xix, et d'Alexandre, c. u
4. Dès qu'il parle d'Alexandre, Bossuet s'anime d'un souffle nouveau. Sur cette pige, si l'on voulait tout dire, il faudrait s'arrêter presque à chaque ligue, pour marquer l'élan du récit, la précision vigoureuse des mots, la grandeur du ton, égale à celle des choses.
5. Les fêtes au milieu desquelles Philippe fut assassiné, étaient celles du
mément aux leçons d'Épaminondas ; de ' mariage de sa fille avec le roi d'Epire. l'école de ce capitaine : comme on di- j 6. Entreprendre, avec un nom de s^ï\.,tn\3im,virdisciplinœ pythagoreœ, ' personne pour complément, est devenu epicureœ. — i Les plus sublimes es- i familier. Rotrou faisait diie à un de ses
Erits viennent apprendre à bégayer i personnages dans un passage du caumblemeat dans l'école de J.-C, sous i ractère le plus grave : la discipline de Paul. • Panés, de saint ,r i -
Paul. Le sens du mot discipline est le U ™ wta entreprend M ».m t,m iiuiam. même des deux parts. l saini Gtneu, UI, ».
les Grecs, qui tentèrent vainement de secouer le joug, et ruina Thèbes (335), où il n'épargna que la maison et les descendants de Pindare, dont la Grèce admirait les Odes. Puissant et victorieux, il marche, après tant d'exploits, à la tête des Grecs (333) contre Darius, qu'il défait en trois batailles rangées; entre triomphant dans liabylone et dans Suse; détruit Persépolis, ancien siège des rois de Perse ; pousse ses conquêtes jusqu'aux Indes, et vient mourir à Babylone, âgé de trente trois ans* (324). De son temps Manassès , frère de Jaddus souverain pontife, excita des brouilleries parmi les Juifs. Il avait épousé la fille de Sanaballat, Samaritain , que Darius avait fait satrape de ce pays. Plutôt que de répudier cette étrangère, à quoi le conseil de Jérusalem et son frère Jaddus voulaient l'obliger, il embrassa le schisme des Samaritains. Plusieurs Juifs, pour éviter de pareilles censures, ?e joignirent à lui. Dès lors il résolut de bâtir un temple près de Samarie, sur la montagne de Garizim, que les Samaritains croyaient bénite *, et de s'en faire le pontife. Son beau-père, très accrédité auprès de Darius', l'assura de la protection de ce prince; et les suites lui furent encore plus favorables. Alexandre s'éleva : Sanaballat quitta son maître, et mena des troupes au victorieux * durant le siège de Tyr (332). Ainsi il obtint tout ce qu'il voulut; le temple de Garizim fut bâti, et l'ambition de Manassès fut satisfaite. Les Juifs cependant, toujours fidèles aux Perses, refusèrent à Alexan-
1. Et vient MooRin. Après ce qui précède, et vient semble annoncer une autre entreprise du conquérant, un nouveau succès, un nouveau prodige. iMais non : Alexandre vient faire autre cliose à Babylone : il vient mourir I Quel effet dans ces deux mots jetés ainsi sans préparation au terme de cette impétueuse et triomphante énumération de victoires! Etounement triste, sentiment amer de la fragilité humaine, profonde admiration pour le génie, qui, en si peu de temps, accomplit de si grandes choses, Bossuet sait éveiller en nous ces sentiments divers, sans aucune réflexion, par le fait seul, énoncé avec une conci-
sion éloquente, qui touche au sublime.