Ou.pluslittéralementj Syrie crease
qiiols il se mêla beaucoup d'extravagants *, à qui la Gièce curieuse * ne laissa p:is de donner le nom de philosophes. Du temps de Cyrus et de Cambyse, Pythagore commença la secte italique dans la Grande-Grèce, aux environs de Naples. A peu près dans le même temps, Thaïes, Alilésien, forma la secte ionique. De là sont sortis ces grands philosophes, Heraclite, Démocrite, Empédocle, Parménides ; Anaxagore, qui un peu avant la guerre du Péloponnèse fit voir le monde construit par un esprit éternel; Socrate, qui un peu après ramena la philosophie à l'étude des bonnes mœurs, et fut le père de la philosophie morale; Platon, son disciple, chef de l'Académie ; Aristote, disciple de Platon, et précepteur d'Alexandre, chef des péripaléticiens; sous les successeurs d'Alexandre, Zenon, nommé Cittien, d'une ville de l'ilc de Chypre oii il était né, chef des stoïciens ; et Épicure, Athénien, chef des philosophes qui portent son nom, si toutefois on peut nommer philosophes ceux qui niaient ouvertement la Providence, et qui, ignorant ce que c'est que le devoir, définissaient la vertu par le plaisir * . On peut compter parmi les plus grands philosophes * Hippocrate, le père de la médecine, qui éclata au milieu des autres dans ces heureux temps de la Grèce. Les Romains avaient dans le même temps une autre espèce de philosophie, qui ne consistait point en disputes ni en discours ^, mais dans la frugalité, dans la pauvreté % dans les travaux de la vie rustique, et dans ceux delà guerre, où ils faisaient leur gloire de celle de leur
1. Beaucoup d'extravagants. Bossuet a sans doute en vue les bizarreries de certains Pythagoriciens ; peut-être les atomes de Leucippe ; trcs-probablemenl les étranges dieux d'Épicure et la morale de ce pliilosophc (V. plus bas) ; les Kvcentricités de la secte cynique, etc.