‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 79 sur 583 · Il arma tous les ciTorENS.. . a la · texte numérisé non relu

Il arma tous les ciTorENS.. . a la

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sévères ne donnent pas une idée exacte

du rôle de Caïus. La lutte du frère de Tibérius contre l'aristocratie romaine, inspirée par le patriotisme et le génie, au moins autant que par la vengeance et l'ambition, était une lutte politique : les violences de ses adversaires en firent une bataille civile, dont il fut la première victime. Au reste, si Bossuet traite les Gracques de purs factieux (Cf. 111» partie, c. vu), souvenons-nous que des écrivains anciens cousidérables, tels que Cicéron, ne les out pas autrement jugés. L'impartialité sur le compte de tels hommes se dégage lentement des préjugés et des passions : c'est le fruit tardif de la réflexion et de l'expérience humaines.

5. C'est l'argent roi (regina pecunia) d'Uorace (Ep., I, 6). On sait le mot de Jugurtha : t Urbem venalem et mature perituram,siemptoreminvenerit!» Sali., Jug ,35. — • Dorai militiaequerespublica venalis fuit. • Ibid., 31. Le mot de Boa» suet figure dignement à côté de ces terribles aveux, qui l'ont inspiré.

sang aux Romains que la première. Marius battit les Teutons, les Cimbres et les autres peuples du Nord, qui pénétraient dans les Gaules, dans l'Espagne et dans l'Italie (102). Les victoires qu'il en remporta * furent une occasion de proposer de nouveaux partages de terres (100): Métellus, qui s'y opposait, fut contraint de céder au temps * ; et les divisions ne furent éteintes que par le sang de Salurniims, tribun du peuple.

Pendant que Rome protégeait la Cappadoce contre Mithridate, roi de Pont, et qu'un si grand ennemi cédait aux forces romaines, avec la Grèce, qui était entrée dans ses intérêts (86), l'Italie, exercée aux armes par tant de guerres, soutenues ou contre les Romains ou avec eux, mit leur empire en péril par une révolte universelle (91). Rome se vit déchirée dans les mêmes temps par les fureurs de Marius et de Sylla (86), dont l'un avait fait trembler le Midi et le Nord, et l'autre était le vainqueur de la Grèce et de l'Asie. Sylla, qu'on nommait l'Heureux, le fut trop contre sa patrie'', que sa dictature tyrannique mit en servitude (8'2). 11 put bien quitter volontairement la souveraine puissance ; mais il ne put empêcher l'effet du mauvais exemple*. Chacun voulut dominer.

Sertorius, zélé partisan de Marius, se cantonna dans l'Espagne ^ (77) et se ligua avec Mithridate. Contre un si grand capitaine, la force fut inutile; et Pompée ne put

1. Qn'iL EN REMPORTA. C.-à-d., suveux, sur ces peuples. Nouvelle preuve de la facilité avec laquelle la particule en preuait la place du pronom personnel et de la préposition dans la langue du X.V1I» siècle. Cf. p. 81, n. 3.

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