NAISSANCE DE JÉSUS-CHRIST
Septième et dernier âge du monde.
Nous voilà enfm arrivés à ces temps, tant désirés par nos pères, de la venue du Messie. Ce nom veut dire le Christ ^ ou l'Oint du Seigneur; et Jésus-Christ le mérite comme pontife, comme roi et comme prophète. On ne convient pas ' de l'année précise oii il vint au monde, et on convient que sa vraie naissance devance de quelques années notre ère vulgaire, que nous suivrons pourtant avec tous les autres, pour une plus grande
objet se ii(5couvre à lui : celle révoliitiou qui met tout aux pieds d'Octave, est pour lui l'eiifantcniciil niysti5rieus d'un moude nouveau. Eutrainés dans i-a course, à chaf|ue pas, nous sentons de plus en plus qui' quoique ch'^so d'inouï couve sous ces évihiements extraordinaires : une sui prise croissante, pleine de pressentiments, nous co'duit jusqu'au dernier mut, dont l'cITet, ainsi pPL'paré, est sublime. — D ms le livre de Paul (Jrose, la i^rande nouvelle de la Venue éclate ainsi tout à coup ou terme d'une page d'histoire romaine. V HUloriœ, I.'VII, c. XXII Cf.; 1. VU, c. ii. 2. Du verbe ypiu, oindre.
Tout l'univers. . . .
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souvenu! Mais Ciimbien il s'élève audessus du poëte dans la revue qu'il fait ici de l'univers vaincu et paciliél C'est que, derrièie ces enipires domptes, ce
guerres civiles étouffées, un plus grand I 3. On nb convient pas. V. p. n. 3
commodité. Sans disputer davantage sur l'année de la naissance de Notre- Seigneur, il suffit que nous sachions qu'elle est arrivée environ l'an 4000 du monde. Les uns la mettent un peu auparavant, les autres un peu après, et les autres précisément en cette année ; diversité qui provient autant de l'incertitude des années du monde que de celle de la naissance de Notre-Seigneur. Quoi qu'il en soit, ce fut environ ce temps', mille ans après la dédicace du temple, et l'an 754 de Rome, que Jésus-Christ, fils de Dieu dans l'élernité, fils d'Abraham et de David dans le temps, naquit d'une vierge. Celte époque est la plus considérable de toutes, non-seulement par l'importance d'un si grand événement, mais encore parce que c'est celle d'où il y a plusieurs siècles que les chrétiens commencent à compter leurs années. Elle a encore ceci de remarquable, qu'elle concourt * à peu près avec le temps où Rome retourne à l'état monarchique, sous l'empire paisible d'Auguste.
Tous les arts fleurirent de son temps, et la poésie latine fut portée à sa dernière perfection par Virgile et par Horace, que ce prince n'excita pas seulement par ses bienfaits, mais encore en leur donnant un libre accès auprès de lui '.
La naissance de Jésus-Christ fut suivie de près de la mort d'Hérode. Son royaume fut partagé entre ses enfants (8), et le principal partage * ne tarda pas à tomber entre les mains des Romains. Auguste acheva son règne avec beaucoup de gloire.
Tibère, qu'il avait adopté, lui succéda sans contradiction (14), et l'empire fut reconnu pour héréditaire dans la maison des Césars. Rome eut beaucoup à souffrir de la cruelle politique de Tibère; le reste de l'empire fut