Environ ce temps. V. p. 37, n. j
2. Qo'bllb concourt. C'esl-à-dirc, se rencontre, s accorde. Coicourir ne se dirai plus ainsi on parlant de deux époqu3i simultanées.
3. Indircirt et excellent avis, donn'i, •j!i passant, au futur souveiain de la rrince, et trèg-conforme aux exemples
que le jeune prince recevait de Louis XIV On sait que Boileau, Racine, Molière trouvaient auprès du roi, leur bienfaiteur, un libre accès, comme Horace et Virgile auprès d'Auguste.
4. Le principal partage. C.-à-d., le lot princijjal : c'était la Judée.
assez tranquille. Germanicus, neveu de Tibère, apaisa les armées rebelles, refusa l'empire, battit le fier Arminius (16), poussa ses conquêtes jusqu'à l'Elbe (17); et s'étant attiré, avec l'amour de tous les peuples, la jalousie de son oncle, ce barbare * le fit mourir ' ou de chagrin, ou par le poison (19).
A la quinzième année de Tibère, saint Jean-Baptiste paraît (28) ; Jésus-Christ se fait baptiser par ce divin précurseur (30); le Père éternel reconnaît son Fils bien-aim.é par une voix qui vient d'en haut ; le Saint-Esprit descend sur le Sauveur, sous la figure pacifique d'une colombe; toute la Trinité se manifeste. Là commence, avec la soixante-dixième semaine de Daniel, la prédication de Jésus-Christ. Cette dernière semaine était la plus importante et la plus marquée. Daniel l'avait séparée des autres, comme la semaine où l'alliance devait être confirmée, et au milieu de laquelle les anciens sacrifices devaient perdre leur vertu ^ Nous la pouvons appeler la semaine des mystères. Jésus-Christ y établit sa mission et sa doctrine par des miracles innombrables, et ensuite par sa mort (33). Elle arriva la quatrième année de son ministère *, qui fut aussi la quatrième année de la dernière semaine de Daniel; et cette grande semaine se trouve, de cette sorte, justement coupée au milieu par cette mort.
Ainsi le compte des semaines est aisé à faire, ou plutôt il est tout fait, Il n'y a qu'à ajouter à quatre cent cinquante-trois ans qui se trouveront depuis l'an 300 de