‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 2)Chapitre 97 sur 583 · Euseb., Hist. eccl., lib. VII, c.î · texte numérisé non relu

Euseb., Hist. eccl., lib. VII, c.î

reur qu'il vient d'appeler jurfaïçt/e. — Le veibe faire, ainsi appliqué, répond à Tun des emplois du latin facere.

6. Triompher est dit ici de la c4r4monie, de la pompe du triomphe. Tnuinf phare, triumphum agere.

garder aux gens de guerre la discipline romaine, et montra qu'en suivant les anciens ordres' et l'ancienne frugalité, on pouvait faire agir de grandes armées au dedans et au dehors, sans être à charge à l'empire.

Les Francs commençaient alors à se faire craindre *, C'était une ligue de peuples germains, qui habitaient le long du Rhin. Leur nom montre qu'ils étaient unis par l'amour de la liberté *. Aurélien les avait battus étant particulier *, et les tint en crainte étant empereur. Un tel prince ^ se fit haïr par ses actions sanguinaires. Sa colère trop redoutée lui causa la mort ^275). Ceux qui se croyaient en péril le prévinrent, et son secrétaire menacé se mit à la tête de la conjuration. L'armée, qui le vit périr par la conspiration de tant de chefs, refusa d'élire un empereur, de peur de mettre sur le trône un des assassins d'Aurélien ; et le sénat, rétabli dans son ancien droit, élut Tacite. Ce nouveau prince était vénérable par son âge et par sa vertu; mais il devint odieux par les violences d'un parent h qui il donna le commandement de l'armée, et périt avec lai, dans une sédition, le sixième mois de son règne (276). Ainsi son élévation ne fit que précipiter le cours de sa vie. Son frère Florien prétendit l'empire * par droit de succession,, comme le plus proche héritier. Ce droit ne fut pas reconnu : Florien fut tué, et Probus forcé par les soldats à recevoir l'empire, encore qu'il les menaçât "^ de les faire vivre dans l'ordre.

1. Les axcibms obdrbs. Les ancien- 1 française). C'est de cette manière que nés lègies. Ilorien demandait l'empire. C'est ainsi

2. Èist. Aug., AureL, c. 7; Flor., ' que, dans la fable, le liou réclame même e. 2; l'rob., c. 11, 12; Firm., etc., ! la dernière part du butin ; aussi dit-ii à c. 13. B. ! SCS compagnons :

3. Les hommes libres, telle était la ■ , , , .. ,..■.■ signification propre du nom de Francs, ^: Zr.":;/". te;,7"t";: dfouT;",-fort,

commun a plusieurs peuplades germa- Comine le plus Taillant, je prétends la troisièiw. niques. | Li Foktaim, I, 6.

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