‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 3)Chapitre 2 sur 74 · NOTICE SUR LES EDITIONS DU DISCOURS · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LES EDITIONS DU DISCOURS

Cette édition est la dernière qui ait été donnée du vivant de Bossuet, et qu'il ait revue. Elle diffère des précédentes en ce que la seconde partie, qui n'a que treize chapitres dans les deux premières éditions, est divisée en trente chapitres dans la troisième. Le dernier chapitre de l'ouvrage a été aussi partagé en deux ; ce qui donne huit chapitres à la troisième partie, au lieu de sept qu'elle avait auparavant. L'auteur, en revoyant son livre, y corrigea plusieurs fautes de dates et de citations, retoucha le style en divers endroits, et y fit beaucoup d'additions , principalement sur l'inspiration des Livres saints. On a suivi cette édition dans la collection de ses OEiwres , Paris, 1743 et 1748, in-4°, et dans les éditions faites séparément (lu Discours sur l'Histoire universelle, depuis 1707 jusqu'en 1741. Mais en 1753 les hbraires de Paris , qui avaient le privilège de cet ouvrage, au lieu de continuer de le réimprimer d'après l'édition de 1700, reprirent celle de 1681, et ont persisté à la suivre jusqu'à présent; et l'on y a omis les additions et les corrections faites par Bossuet dans la troisième.

Mais l'abbé Ledieu , son secrétaire, nous apprend que dans les dernières années de sa vie l'évêque de iMeaux ne cessait de revoir son ouvrage. Le fruit de ce dernier travail est un grand nombre d'additions importantes, qu'on a entièrement écrites de sa main, et dont le but est de mettre dans un nouveau jour les preuves de l'authenticité des Livres saints, et la liaison qu'ont entre eux l'Ancien et le Nouveau Testament. Le morceau le plus considérable est un chapitre entier, le xxix*^ de la seconde partie , ayant pour titre : Moyen facile de remonter à la source de la religion , et d'en trouver la vérité dans son principe.

Ces fragments étaient restés , jusqu'à nos jours, ensevelis dans un profond oubli. Ils furent imprimés pour la première fois sous le titre assez impropre de Variantes, et confondus avec les additions faites en 1700 , à la fin de l'édition stéréotype d'Herhan, en 4 vol. in-18, Paris, 1806 «. Mais ce n'était point remphr le vœu de Bos-

Le même imprimeur publia la même année, en 2 vol. in-18, une Continuaf.on du Discours sur l'Histoire universelle, qu'il donna comme l'ouvrage de Bossuet.

suet, qui, bien évidemment, voulait qu'ils fussent insérés dans le corps du Discours, puisque, après cliaque morceau, il a marqué les premiers mots qui commencent la phrase qui doit suivre imlîiédiatement.

Pour nous conformer à son intention , nous avons exactement suivi le texte de la troisième édition » , en insérant , aux endroits indiqués dans le manuscrit, les différents passages ajoutés; ils se lient très-bien avec ce qui précède et ce qui suit , comme on peut le remarquer à la lecture. Cette insertion n'a exigé d'autres changements, dans le texte ancien, que la substitution d'un petit nombre de mots marqués par l'auteur luéme, et la suppression de quelques lignes concernant les Samaritains, dans la vii^ Époque; parce que Bossuet a réuni un peu plus bas, sous un même point de vue, tout ce qui concerne l'histoire de ce peuple.

Enfin , désirant donner à cette édition toute l'exactitude possible , nous avons vérifié les dates mises en marge de la première partie , ce qui nous a donné lieu d'en rectifier plusieurs ; et partout où nous nous sommes aperçus que les années ne correspondaient pas aux événements , nous avons rétabli la correspondance en plaçant les dates vis-à-vis des faits auxquels elles se rapportent. Nous avons aussi confronté avec soin les passages cités , à l'exception de quelques rabbins et d'un très-petit nombre d'auteurs dont nous n'avons

C'est une table chronologique qui commence au couronnement de rempercnr Charlemagne, et finit en 1661. Il est vrai que Bossuet avait rédigé, en tout ou en partie , cet abrégé d'iiistoire ; les manuscrits qui ont servi à l'impression, et où l'on voit des pages entières et plusieurs corrections de sa main , ne permettent pas d'eu douter. Mais il faut avouer aussi que ce n'est qu'un canevas informe, sur lequel le savant prélat se proposait de travailler quand il en aurait le temps, et qu'il no l'aurait jamais donné au public dans l'état où il est resté.

Nous n'avons pas osé mettre cette Continuation à la suite du Discours sur l'Histoire universelle. On nous aurait reproché , avec raison , d'avoir placé un squelette auprès d'un corps plein de vie , de force , et de grâce.

' Nous nous sommes permis de corriger uniquement un noml)re inexact à l;i page 21 , Ugne 29 *. Au lieu de Troite ans après, qu'on lit dans toutes les éditions, nous avons mis : Quarante ans après, afin que le texte lût d'accord avec les dates citées à la marge, et avec le livre des Juges , qiii porte , chap. v, ^ï. 32 : Quicvitquo terra per quadraginta an nos.

nans cette édition-ci, la correction se trouve page 36, ligne 2

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