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4. Ceu.i: d'Élide. Ancienne locution, qui a son origine dans le grec, ot ol-ko, ol èx. Bossuet l'emploie assez volontiers, et elle n'avait, de sou temps ni à ses yeux, rien de familier : « Ceux de Veïes... »; « ceux d'Antioche... »
5. Les Jeur Ohjfnpiques. Les plus anciens et les plus célèbres de l'ancienne Grèce : institués, dit-on, par Hercule, en l'honneur de Jupiter Olympien, tombés en désuétude vers l'époque de la guerre de Troie, rétablis en 884 par Iphitos, roi d'Élide, et reconstitués enfin définitivement en 776, date célèbre, où commence le comput des Grecs par Olympiades, ou laps de t^uatre ans. Ils duraient encore au m" siècle de notre ère. L'administration et la présidence en appartenaient aux Éléens, chez qui ils se célébraient, sur les bords de l'Alphée, à Olympie.
6. Hérod., lib. II, c. 140. B. — L'ambassade solennelle que les Éléens envoyèrent en efTet vers Psammis, roi d'Egypte, avait pour but de rechercher si les Égyptiens, réputés les plus sages des hommes, pourraient imaginer quelque chose de plus juste et de plus beau que les règlements établis par eux aux Jeux Olympiques. La consultation eut lieu. Les Égyptiens blâmèrent l'admission des étrangers au concours, sous prétexte qu'il était impossible que les juges ne favorisassent point leurs compatriotes, et la^r donnèrent le conseil d'en établir où les
régnait par ses conseils ; et cet empire d'esprit * lui parut plus noble et plus glorieux que celui qu'on établit par les armes. Encore que les rois de Thèbes fussent sans comparaison les plus puissants de tous les rois de l'Egypte, jamais ils n'ont entrepris sur les dynasties voisines % qu'ils ont occupées seulement quand elles eurent été envahies par les Arabes ^ ; de sorte qu'à vrai dire, il les ont plutôt enlevées aux étrangers qu'ils n'ont voulu dominer sur les naturels du pays. Mais, quand ils se sont mêlés d'être conquérants, ils ont surpassé tous les autres. Je ne parle point d'Osiris * vainqueur des Indes ; apparemment c'est Bacchus, ou quelque autre héros aussi fabuleux. Le père de Sésostris ^
étrangers seuls seraient admis. ImpossilDle de voir autre chose dans le passage visé d'Hérodote.
1. Empire d'esprit. Heureuse alliance de mots, qui caractérise très bien la domination pacifique par l'intelligence, opposée à la domination par les armes.
2. Les dynasties voisines. Ici encore, Bossuet s'imagine que les dynasties égyptiennes ont été, non pas successives, mais simultanées. Sur celte question, voy. page 54, note 2.
3. Les Arabes. Allusion sans doute à l'invasion des Pasteurs (Hiq-Shous, rois-pillards, d'où le nom d'Hycsos). Ces vrais barLares, de race khoushite, venus de la Syrie et de l'Arabie, dominèrent cinq siècles en Egypte, mais ne réussirent guère à remonter au delà du Delta. Les souverains nationaux se maintinrent dans la Haute-Égyple, jusqu'au jour où, après une lutte de cent cinquante ans, les Pasteurs furent définitivement expulsés.