Sous ses premiers maîtres. En 34o, le dernier roi de la
trément attachée à ses anciennes coutumes, et incapable de démentir les maximes de ses premiers rois. Quoiqu'elle en retint beaucoup de choses sous les Ptolémées, le mélange des mœurs grecques et asiatiques y fut si grand, qu'on n'y reconnut presque plus l'ancienne Egypte ',
Il ne faut pas oublier que les temps des anciens rois d'Egypte sont fort incertains, même dans l'histoire des Égyptiens ^ On a peine à placer Osymanduas ^ dont nous A'oyons de si magnifiques monuments dans Diodore % et de si belles marques de
xxx" dynastie, Nakhtnebew (Nectanébès), battu par les généraux d'Artaxerxès III, s'enfuit eu Ethiopie avec tous ses trésors, laissant le champ libre au grand roi qui n'allait pas tarder d'ailleurs à céder lui-même la place au conquérant macédonien, Alexandre le Grand, 332.
1. L'ancienne Egypte. Ceci est en contradiction manifeste avec ce que Bossuel dit quinze lignes plus haut, et avec raison, à savoir, que les étrangers qui conquéraient l'Egypte entraient dans ses mœurs plutôt que d'y introduire les leurs. L'observation est juste même pour la dynastie macédonienne des Ptolémées. Les éléments grecs ne dépassèrent pas la surface. Tout se concentra au seuil du pays, dans le Delta et surtout à Alexandrie, ville étrange, où aujourd'hui encore l'Européen campe, mais ne s'établit pas.
2. L'histoire des Égyptiens. C'est-à-dire l'histoire écrite par les Éuryptiens, par opposition à celles qu'avaient écrites sur ce pays les historiens grecs, Hérodote, Diodore, Strabon. On ne voit môme pas bien comment Bossuet a pu soupçonner l'existence d'une histoire nationale. 11 connaissait de nom, de vue peut-être, les hiéroglyphes; mais il ne se doutait pas que c'était là la langue, la littérature, l'histoire des Égyptiens dessinées par eux-mêmes. Plus heureux que lui, nous possédons la clé de ces annales mystérieuses, et pour nous il y a une histoire des Égyptiens par les Égyptiens.
3. Osymanduas. Nom sous lequel les Grecs dénommaient le grand temple de Thèbes, le Ramesseiou, qu'ils appelaient le tombeau d'Osymandias.