‹ Discours sur l'histoire universelle (volume 4)Chapitre 63 sur 153 · Les Mèdes ne sont pour rien dans la destruction du pre · texte numérisé non relu

Les Mèdes ne sont pour rien dans la destruction du pre

empire des Assyriens, détruisirent encore le second *; comme si cette nation eût dû être toujours fotale à la grandeur assyrienne. Mais à cette dernière fois la valeur et le grand nom de Cyrus fit * que les Perses ses sujets eurent la gloire de cette conquête. En effet, elle est due entièrement à ce héros ^ qui, ayant été élevé sous une discipline sévère et régulière, selon la coutume des Perses, peuples alors aussi modérés que depuis ils ont été voluptueux *, fut accoutumé dès son enfance à une vie sobre et militaire ^. Les Mèdes, autrefois si laborieux et si

mier empire : c'est nue révolte de la Chaldée qui anéantit, vers le xj« siècle, l'œuvre de TouUlat-habal-asar. Voj-. Frank, Ilist. une, p. 95.

1. Détruisirent encore le second. Pas les Mèdes tout seuls. Kyaxarès, roi des Mèdes, uni au roi de Bab-ilou, Nabou-paloussour, renversa le second empire assyrien, et les vainqueurs se partagèrent leur conquête. — Fait plus grave : Bossuet confond ici le véritable second empire assyrien dont nous parlons et qui prit fiu vers 625 avec l'empire chaldéea de Babylone que Cyrus détruisit, .>36.

2. La valeur et le grand nom de Cyrus fit. Sur cette construction d'un verbe au singulier avec deux sujets, Voy. sup., page 10, note 2.

3. Ce héros. Cyrus a trouvé grâce devant Bossuet qui le comble d'éloges, sans doute pour deux raisons : d'abord, parce <|u'il l'entrevoit à travers les illusions des romans pédagogiques et politiques de Xénophon, et ensuite parce qu'il ne peut faire moins pour le prince qui mit lin à la captivité des Juifs et leur permit de rentrer à Jérusalem sous la conduite de Zorobabel.

4. Voluptueux. Les Orientaux, en effet, sont entrés en décadence, et Alexandre le Grand les a trouvés fort dégénérés; mais bientôt surgirent successivement dans ces mêmes contrées deux monarchies puissantes, avec lesquelles Rome et Constantinople entrèrent dans des luttes séculaires où elles eurent rarement l'avantage : les Parthes (233 av. J.-C. — 226 ap. J.-C.) ou empire des Arsacides; puis, les Perses Sassanides, 226-632.

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