II. NOÉ OU LE LÈLUGE. H
fallut , ou les rapprendre avec le temps, ou que ceux qui les avoient conservés les reportassent aux autres. C'est pourquoi on voit tout venir de ces terres toujours habitées , où les fondements des arts demeurèrent en leur entier ; et, là même, on apprenoit tous les jours beaucoup de choses importantes, La connoissance de Dieu et la mémoire de la création s'y conserva ; mais elle alloit s'affoiblissant peu à peu. Les anciennes traditions s'oublioient et s'obscurcissoient ; les fables, qui leur succédèrent, n'en retenoient plus :jue de grossières idées; les fausses divinités se multiplioient; et c'est ce qui donna lieu à en vocation d'Abraham.