‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 118 sur 339 · Jérém., L, 38 ; u · texte numérisé non relu

Jérém., L, 38 ; u

ennemis,* et prise comme dans un filet sans le savoir' >. On passe tous ses habitants au fil de l'épée : car « les Mèdes », ses vainqueurs, comme avait dit Isaïe*, «ne cherchaient ni l'or ni l'argent», mais la vengeance, mais à assouvir leur haine par la perte d'un peuple cruel, que son orgueil faisait l'ennemi de tous les peuples du monde. « Les courriers venaient l'un sur l'autre annoncer au roi que l'ennemi entrait dans la ville ». Jérémie l'avait ainsi marqué '. Ses astrologues, en qui elle croyait et qui lui promettaient un empire éternel, « ne purent la sauver de son vainqueur». C'est Isaïe et Jérémie* qui l'annoncent d'un commun accord. Dans cet effroyable carnage, les Juifs, avertis de loin, échappèrent seuls au glaive du victorieux^. Cyrus, devenu par cette conquête le maître de tout l'Orient, reconnaît dans ce peuple tant de fois vaincu je ne sais quoi de divin. Ravi des oracles qui avaient prédit ses victoires, il avoue qu'il doit son empire « au Dieu du ciel » que les Juifs servaient, et signale la première année de son règne par le rétablissement de son temple et de son peuple^.

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