‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 12 sur 339 · Ibid., m · texte numérisé non relu

Ibid., m

4. Beros. Chald., am. Chald.; Hieron. iEgypt., Phœn. Hist.; Mnas. Nie. Dainasc, lib. XGVl ; Abyd., de Med. et Assyr. ap. Jos., Antiq. Jud., lib. I. c. iv, al. v. et lib. I, in Apion., et Euseb., lib. IX, Prsep. Ev., c. si, xu ; Plut., Opicsc, Plusne solert. terr. an aquat. anim.; Lucian., de DeaSyr.

14 PARTIE 1, ÉFOQUE U

des peuples s'est conservée parmi les hommes. Japhet, qui a peuplé la plus grande partie de l'Occident, y est demeuré célèbre sous le nom fameux d'Iapet. Cham et son fils Clianaan n'ont pas été moins connus parmi les Égyptiens et les Phéniciens, et la mémoire de Sem a toujours duré dans le 1 euple hébreu qui en est sorti.

Un peu après ce premier partage du genre humain, Nemrod, homme farouche, devient par son humeur violente le premier des conquérants, et telle est l'origine des conquêtes. Il établit son royaume à Babylone * au même lieu où la tour avait été commencée, et déjà élevée fort haut, mais non pas autant que le souhaitait la vanité humaine. Environ dans le même temps Ninive fut bâtie et quelques anciens royaumes établis. Ils étaient petits dans ces premiers temps, et on trouve dans la seule Egypte quatre dynasties ou principautés, celle de Thèbes, celle de Thin, celle de Memphis et celle de Tanis : c'était la capitale de la basse Egypte. On peut aussi rapporter à ce temps le commencement des lois et de la police des Égyptiens; celui de leurs pyramides qui durent encore et celui des observations astronomiques tant de ces peuples que des Chaldéens(1771 — 2233). Aussi voit-on remonter jusqu'à ce temps, et pas plus haut, les observations que les Chaldéens, c'est-à-dire, sans contestalion, les premiers observateurs des astres, donnèrent dans Babylone à Callisthène pour Aristote *.

Tout commence : il n'y a point d'histoire ancienne où il ne paraisse non seulement dans ces premiers temps, mais encore longtemps après, des vestiges manifestes de la nouveauté du monde. On voit les lois s'établir, les mœurs se polir et les empires se former. Le genre humain sort peu à peu de l'ignorance ; l'expérience l'instruit, et les arts sont inventés ou perfectionnés. A mesure que les hommes se multiplient, la terre se peuple de proche en proche : on passe les montagnes et les précipices; on traverse les fleuves, et enfin les mers, et on établit de nouvelles habitations. La terre, qui n'était au commencement qu'une forêt immense, prend une autre forme: les bois abattus font place aux champs, aux pâturages, aux hameaux, aux bourgades,

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