‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 125 sur 339 · ma., II, 44, 45 ; vn · texte numérisé non relu

ma., II, 44, 45 ; vn

importante. Au lieu des septante années prédites par Jérémie, il voit septante semaines, à commencer depuis l'ordonnance donnée par Artaxerxès à la Longue Main, la vingtième année de son règne, pour rebâtir la ville de Jérusalem *. Là est marquée en termes précis, sur la fln de ces semaines, « la rémission des péchés, le règne éternel de la justice, l'entier accomplissement des prophéties, et l'onction du Saint des saints *. Le Christ » doit faire sa charge ^ et paraître comme « conducteur » du peuple « après soixanteneuf semaines. Après soixante-neuf semaines (car le prophète le répète encore) le Christ doit être mis à mort*»: il doit mourir de mort violente; il faut qu'il soit immolé pour accomplir les mystères. Une semaine est marquée entre les autres, et c'est la dernière et la soixante-dixième : c'est celle où le Christ sera immolé, oia < l'alliance sera confirmée, et au milieu de laquelle l'hostie et les sacrifices seront abolis^ », sans doute par la mort du Christ, car c'est en suite de la mort du Christ que ce changement est marqué. « Après cette mort du Christ et l'abolition des sacrifices », on ne voit plus qu'horreur et confusion; on voit « la ruine de la cité sainte et du sanctuaire, un peuple et un capitaine qui vient pour tout perdre; l'abomination dans le temple ; la dernière et irrémédiable désolation ® » du peuple ingrat envers son Sauveur.

Nous avons vu que ces semaines réduites en semaines d'années, selon l'usage de l'Écriture, font quatre cent quatrevingt-dix ans, et nous mènent précisément depuis la vingtième année d'Artaxerxès à la dernière semaine \ semaine pleine de mystères *, où Jésus-Christ immolé met fin par sa mort aux sacrifices de la loi, et en accomplit les

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