Is., IX
S. Matth., I, 21.
nos péchés. Aussitôt après sa naissance, une nouvelle étoile, figure de la lumière qu'il devait donner aux gentils, se fait voir en Orient, et amène au Sauveur encore enfant les prémices de la gentilitc convertie. Un peu après ce Seigneur tant désiré vient à son saint temple, où Siméon le regarde, non seulement comme « la gloire d'Israël », mais encore comme « la lumière des nations infidèles* ». Quand le temps de prêcher son Évangile approcha, saint Jean- Captistc, qui lui devait préparer les voies, appela tous les pécheurs à la pénitence, et fit retentir de ses cris tout le désert où il avait vécu dès ses premières années avec autant d'austérité que d'innocence. Le peuple, qui depuis cinq cents ans n'avait point vu de projjhètes, reconnut ce nouvel Élie, tout prêt à le prendre pour le Sauveur, tant sa sainteté pamt admirable ; mais lui-même il montrait au peuple celui dont « il était indigne de délier les souliers - ». Enfin Jésus-Christ commence à prêcher son Évangile et à révéler les secrets qu'il voyait de toute éternité au sein de son Père. 11 pose les fondements de son Église par la vocation de douze pêcheurs ^, et met saint Pierre à la tète de tout le troupeau avec une prérogative si jnanifeste que les évangélistes, qui dans le dénombreinent qu'ils font des apôtres ne gardent aucun ordre certain, s'accordent à nommer saint Pierre devant tous les autres comme le premier*. Jésus- Christ parcourt toute la Judée, qu'il remplit de ses bienfaits ; secourable aux malades, miséricordieux envers les pécheurs dont il se montre le vrai médecin par l'accès qu'il leur donne auprès de lui, faisant ressentir aux hommes une autorité et une douceur qui n'avait jamais paru qu'en sa personne. 11 annonce de hauts mystères, mais il les confirme par de grands miracles ; il commande de grandes vertus, mais il donne en même temps de grandes lumières, de grands exemples et de grandes grâces. C'est par là aussi qu'il paraît « plein de grâce et de vérité, et nous recevons tous de sa plénitude' ».