‹ Discours sur l'histoire universelleChapitre 23 sur 339 · C. IX · texte numérisé non relu

C. IX

avait soigneusement ménagés, et, assisté des lévites, il sacra le jeune roi dans le temple. Tout le peuple reconnut sans peine l'héritier de David et de Josaphat. Athalie, accourue au bruit pour dissiper la conjuration, fut arrachée de l'enclos du temple, et reçut le traitement que ses crimes méritaient.

Tant que Joïada vécut, Joas fit garder la loi de Moïse. Après la mort de ce saint pontife, corrompu par les flatteries de ses courtisans, il s'abandonna avec eux à l'idolàlrie. Le pontife Zacharie, fils de Joïada, voulut les reprendre, cl Joas, sans se souvenir de ce qu'il devait à son père, le fit lapider (3164— 8,40). La vengeance suivit de près. L'année suivante Joas, battu par les Syriens et tombé dans le mépris, fut assassiné par les siens ; et Aniasias, son fils, meilleur que lui, fut mis sur le trône (3165—839). Le royaume d'Israël, abattu par les victoires des rois de Syrie et par les guerres civiles, reprenait ses forces sous Jéroboam II (3179 — 825), plus pieux que ses prédécesseurs. Ozias, autrement nommé Azarias, fils d'Amasias, ne gouvernait pas avec moins de gloire le royaume de Juda (3194—810). C'est ce fameux Ozias, frappé de la lèpre, et tant de fois repris dans l'Écriture pour avoir en ses derniers jours osé entreprendre sur l'office sacerdotal, et, contre la défense de la loi, avoir lui-même ofi"ei t de l'encens sur l'autel des parfums. Il fallut le séquestrer, tout roi qu'il était, selon la loi de Moïse', et Joatham son fils, qui fut depuis son successeur, gouverna sagement le royaume. Sous le règne d'Ozias, les saints prophètes, dont ks principaux en ce temps furent Osée etisaïe, commencèrent à publier leurs prophéties par écrit-, et dans des livres particuliers, dont ils déposaient les originaux dans le temple pour servir de monument à la postérité. Les prophéties de moindre étendue, et faites seulement de vive voix, s'enregistraient selon la coutume dans les archives du temple avec l'histoire du temps.

Les jeux Olympiques, institués par Hercule et longtemps discontinués, furent rétablis (3228 — 776). De ce rétablissement sont venus les Olympiades, par où les Grecs comptaient-

1. Voir la loi < touchant la lèpre et la teigne >, au chapitre xm du Lévitique.

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